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Je n'ai pas encore vu l'exposition consacrée à Miles Davis, à la Cité de la Musique, mais je voulais réagir à un article paru dans Le Figaro en ligne du 12 octobre.


L'auteur de l'article rend hommage au "génie" musical de Miles Davis mais considère que de 1981 à 1991 (il faudrait même ajouter 1992, année de sortie de son dernier et génial album Doo Bop, où le jazz rencontre le hip-hop), Miles n'a rien fait de bon.

Il va même plus loin en parlant des "chefs-d'œuvre inaltérables de la période 1949-1972", excluant de fait toute la production postérieure du Maître.


En ce qui me concerne, et je ne suis pas le seul, j'aime tout autant le Miles Davis de Kind of Blue (1959)que celui de Tutu (1986).


Et lorsque l’auteur de l’article effectue un rapprochement, en soi plutôt judicieux, entre Gainsbourg et Miles, c'est seulement pour affirmer que l'un et l'autre se sont "égarés" en abordant les années 80, ce qui les a conduit dans "un cul de sac".
Leur musique est alors une "pathétique tentative de se raccrocher au wagon de la mode".

En réalité leur musique, tout au long de leur parcours, administre la preuve sonore d’une capacité unique à sentir l’air du temps et à s’approprier les musiques actuelles.


Même si Miles, malade, et peut-être aussi dans une impasse artistique, s’est éclipsé entre 1976 et 1981, il a su rebondir d’une manière spectaculaire.


En ce qui concerne Gainsbourg j'apprécie tout autant les débuts (L’étonnant Serge Gainsbourg, 1961) que la fin (You’re under arrest,1987 ; c’est aussi, et ce n’est pas un hasard, le titre d’un album de Miles de 1985).


Pour être tout à fait honnête je dois admettre que tant pour Gainsbourg que pour Miles, j'ai même une nette préférence pour leur dernière période...

Tag(s) : #Fou de musique (journal discographique)

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