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NonComme il en faut pour tous les goûts, on trouvera en bas une playlist destinée aux amateurs d'étrangetés musicales et autres curiosités sonores...

 

Depuis déjà un bon moment je fais une fixette sur la musique industrielle et c'est donc principalement ce genre, aux contours assez élastiques, qui sera abordé ici.

 

Même une pointure comme Lou Reed s'y est frotté, avec un album réputé inécoutable assez justement intitulé Métal Music Machine (1975).

 

Autant en effet prévenir tout de suite ceux qui auraient les tympans sensibles : la musique indus ne cherche pas à plaire mais plutôt à écorcher les oreilles, à force de triturer les sons, sans parler de son caractère extrêmement répétitif.

 

Lou Reed s'est semble-t-il contenter d'utiliser deux guitares, qui ne sont là que pour générer du feedback modulé à différentes vitesses. Cet album précurseur avait plus à voir avec les expérimentations de la musique électroacoustique et du bruitisme qu'avec le rock ou la pop.En plus c'est un double album. Il parait que jamais personne n'a écouté les 2 d'affilié...

 

A consommer avec modération, au moins au début.

 

Cela ne s'arrange pas vraiment avec le groupe Non (Boyd Rice) et l'album culte et controversé God & Beast (1997). Je ne me lancerais pas dans un débat avec moi-même pour savoir s'il faut, ou non, boycotter et l'artiste et l'album. Musicalement parlant cela vaut le détour, qu'on aime ou pas.

Mais au fait pourquoi cet album est-il si sulfureux ? Disons simplement que cela a un rapport avec une période de l'histoire du XXè siècle que j'affectionne particulièrement...

 

Le disque comprend 9 morceaux qui en réalité n'en font qu'un. Si le dernier (Total War) affiche une durée de 35m36s, il est surtout constitué de...silence. Si on est patient après dix minutes de "musique" on peut entendre un cri, vers le milieu de la plage, et vers la fin la musique, si on peut appeler ça comme ça, reprend.

 

Le titre que j'ai choisi, The law, est sans doute le moins austère puisqu'on peut y entendre une voix féminine qui fait lalalalala lala. Pour ce qui est des sons électroniques, en principe caractéristiques du genre, outre une espèce de sonnette récurrente, on a l'impression que Boyd Rice ou un de ses comparses, a surtout utilisé sa bouche pour faire, en expirant, toutoutoutou tou tou tou tou.Combiné à la sonnette, à la voix du récitant, au choeur masculin et, à la fin, à la voix féminine, on obtient une ambiance sonore inusitée, une psalmodie à la fois flippante et prenante. 

 

Allez, je ne résiste pas à l'envie d'en mettre un deuxième intitulé Out Out Out.Et puis tiens, ça vous apprendra, encore un autre : Phoenix. Cela s'écoute très bien, il faut juste éviter de le faire en ayant un pistolet chargé dans la main...

 

On enchaîne avec un autre groupe : Nurse with Wound. Après Non vous ne devriez pas être trop dépaysé.

L'album Thunder Perfect Way date de 1992, ce qui nous fait revenir un peu en arrière dans le temps. Le premier morceau Cold ne dure que 23m37s et ce serait dommage de ne pas aller jusqu'au bout. Fini l'austérité, le titre offre une belle palette de sons, bruits de machine, verre brisé, marteau-piqueur (?), scie sauteuse, aboiements et autres mandibules d'insectes.

Comme il ne faut pas abuser des bonnes choses, on en restera là.

 

Tag(s) : #Fou de musique (journal discographique)

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