On connaissait les films catastrophes (La Tour infernale, L'aventure du poséïdon), les films catastrophiques (à l'appréciation de chacun !), il existe aussi des livres relevant du genre (le
premier). Airport en fait partie. Le livre d'Arthur Hailey (paru en 1968) a d'ailleurs son pendant cinématographique
avec entres autres au générique Burt Lancaster, dans le rôle du directeur de l'aéroport. Car le "personnage" principal du livre est en fait un immense aéroport
ouvert depuis peu aux jets : l'aéroport Lincoln International (Illinois). Je ne sais pas s'il existe vraiment. Il s'agit d'un récit heure par heure des difficultés, problèmes et peut-être
catastrophes auxquels se trouvent confrontés une poignée de personnages : le directeur de l'aéroport au premier chef, Mel Bakersfield mais aussi le commandant Vernon Demerest, son beau-frère, qui
compte d'ailleurs au rang de ces problèmes (ils se détestent) et qui va lui même, à bord de la "Toison d'or" à destination de Rome, frôler la catastrophe. Et bien d'autres personnages...c'est
presque un roman unanimiste. Il est inutile de raconter ici en détails les multiples péripéties, dont la tempête de neige et les problèmes qu'elle occasionne n'est pas la moindre, qui en
s'accumulant en l'espace de quelques heures, vont conduire au bord de la catastrophe. On est d'abord frappé par l'aspect documentaire de l'ouvrage et la somme de connaissances accumulée par
l'auteur sur son sujet : qu'il s'agisse des nuisances sonores créées par les jets et des actions en justice y afférent, du fonctionnement de l'énorme machine que constitue un aéroport,
des subtilités concernant le pilotage d'avions pesant plusieurs tonnes, des détails sur le dur métier de contrôleur aérien, jusqu'aux moeurs des hôtesses de l'air et des pilotes... Fin
psychologue il excelle dans l'art du portrait et son style sensible évoque parfois celui de Patricia Highsmith. Libéral (au sens américain) il évoque la question de la "couleur" (nous sommes
dans les années 60) mais aussi la pilule en usage dans le milieu assez fermé du personel naviguant ainsi que les facilités d'adoption accordées par les compagnies à leurs hôtesses désireuses de se
"débarasser" d'un délicat problème et il est même question de filières d'avortement (là les compagnies ferment les yeux), en suède par exemple...Mais le principal atout de l'auteur c'est sa
capacité à installer un suspens qui ne vous lache pas du début à la fin...
avec entres autres au générique Burt Lancaster, dans le rôle du directeur de l'aéroport. Car le "personnage" principal du livre est en fait un immense aéroport
ouvert depuis peu aux jets : l'aéroport Lincoln International (Illinois). Je ne sais pas s'il existe vraiment. Il s'agit d'un récit heure par heure des difficultés, problèmes et peut-être
catastrophes auxquels se trouvent confrontés une poignée de personnages : le directeur de l'aéroport au premier chef, Mel Bakersfield mais aussi le commandant Vernon Demerest, son beau-frère, qui
compte d'ailleurs au rang de ces problèmes (ils se détestent) et qui va lui même, à bord de la "Toison d'or" à destination de Rome, frôler la catastrophe. Et bien d'autres personnages...c'est
presque un roman unanimiste. Il est inutile de raconter ici en détails les multiples péripéties, dont la tempête de neige et les problèmes qu'elle occasionne n'est pas la moindre, qui en
s'accumulant en l'espace de quelques heures, vont conduire au bord de la catastrophe. On est d'abord frappé par l'aspect documentaire de l'ouvrage et la somme de connaissances accumulée par
l'auteur sur son sujet : qu'il s'agisse des nuisances sonores créées par les jets et des actions en justice y afférent, du fonctionnement de l'énorme machine que constitue un aéroport,
des subtilités concernant le pilotage d'avions pesant plusieurs tonnes, des détails sur le dur métier de contrôleur aérien, jusqu'aux moeurs des hôtesses de l'air et des pilotes... Fin
psychologue il excelle dans l'art du portrait et son style sensible évoque parfois celui de Patricia Highsmith. Libéral (au sens américain) il évoque la question de la "couleur" (nous sommes
dans les années 60) mais aussi la pilule en usage dans le milieu assez fermé du personel naviguant ainsi que les facilités d'adoption accordées par les compagnies à leurs hôtesses désireuses de se
"débarasser" d'un délicat problème et il est même question de filières d'avortement (là les compagnies ferment les yeux), en suède par exemple...Mais le principal atout de l'auteur c'est sa
capacité à installer un suspens qui ne vous lache pas du début à la fin...
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