Polars

Dimanche 11 octobre 2009

Un peu de « détente » avec Panique à la Maison Blanche, un thriller politique à la Tom Clancy.

J’aime les récits dans lesquels l’élément marin occupe une large place. C’est le cas ici, même

si on passe rapidement de la mer d’Alaska à la Maison Blanche.

Clive Cussler figurait dans ma LAL et dans ma PAL depuis quelque temps mais je n’avais pas encore eu l’occasion de lire un de ces romans qui ont pour héros récurrent Dirk Pitt.

Je n’en lirais d’ailleurs peut-être pas d’autre.

C’est certes divertissant (il est toujours amusant de pénétrer les arcanes du Pentagone et autres lieux de pouvoir) mais cela ne vole pas très haut et l’auteur ne s’embarrasse pas trop de vraisemblance.

Tout d’abord le héros doit résoudre un grave problème de pollution marine aux larges des cotes

de l’Alaska.

C’est fait en deux temps trois mouvements grâce, entre autres, à l’utilisation d’images satellites.

Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre : les vrais problèmes commencent quand les trois plus haut personnages de l'État sont enlevés : le Président des Etats-Unis et les deux plus hauts représentants du Congrès.

Un coup des russes, comme il se doit. Nous sommes en 1984 et l’union soviétique a encore quelques années devant elle.

L’auteur n’hésite pas à réécrire l’Histoire, à l’instar d’ailleurs d’un Clancy, et il imagine avec une certaine prescience que c’est l’Iran et non pas l’Irak qui envahit le Koweit et, pour faire bonne mesure, l’Arabie saoudite, en 1986..

Il imagine aussi que le Canada et les Etats-Unis ont, dans un passé récent, fusionnés !

Le numéro un soviétique s'appelle Goergi Antonov, le directeur du K.G.B. Vladimir Polevoï et le président français L'Estrange...

Par coltrane
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Mercredi 23 septembre 2009

"Objectivement, la ligne du parti est juste !

Mais les réactionnaires conjuguent leurs efforts pour entraver le processus d'émancipation des masses laborieuses..."


Le roman démarre sur les chapeaux de roues par une série de meurtres apparemment sans lien les uns avec les autres…


En Allemagne, par exemple, un vieillard est défenestré par un jeune homme qui s'exprime en russe...

Pour son deuxième livre, Thierry Jonquet choisissait de revenir sur un sujet qui avait déjà provoquer débats et polémiques : la participation d’un éminent ancien secrétaire général du Parti communiste français au STO.

Le service du travail obligatoire institué par les Allemands après l’échec du STV, service du travail volontaire.


A cette "tâche" il en ajoute une autre, bien plus     "salissante" que je ne dévoilerais par ici…


Au sein du Parti un corbeau menace de dévoiler le pot aux roses…

Services russes et factotums du Parti s’emploient à faire le ménage pour que cette "vérité" ne puisse pas émerger.


Les services de renseignement français enregistrent l'arrivée d'une grosse pointure en provenance d'URSS et constatent que "ça bouge" mais le fonds de l’affaire leur échappe complètement…il leur faut donc intensifier la surveillance, ce qui n'est pas sans risque pour leurs agents...

En 1982, Thierry Jonquet, après des années de militantisme à l'extrême gauche, jetait avec talent un pavé dans la mare de la Gauche, au pouvoir depuis mai 1981... 

Par coltrane
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Mardi 8 septembre 2009
Série Noire 2291, La grenouille aux pattes d'or est un polar signé Jonathan Fast paru en 1990 et traduit en français en 1992.

Avec cet histoire d'évadé à qui est offerte l'opportunité d'emprunter l'identité d'un autre, libre et riche, on pourrait se croire chez Westlake, surtout à cause du ton adopté : c'est avec beaucoup d'humour, des éléments de critique sociale ("(ils) regardaient la grosse voiture avec des yeux pleins d'envie et de colère contre un pays qui parlait tant d'égalité puis qui trichait en battant les cartes pour leur distribuer un jeu pourri...") et de fréquentes allusions au jazz mais aussi au sida et à l'écologie, que cette comédie noire nous est contée.

Claude Mesplède en dit le plus grand bien dans son Voyage au bout de la noire.
Par coltrane
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Dimanche 23 août 2009

Après l'américain Donald Weslake , c'est l'auteur de polar français Thierry Jonquet qui vient de disparaître.

Habitué de la Série Noire il était devenu au fil du temps et des oeuvres un pilier du polar hexagonal, moins connu que bien des auteurs à la mode mais combien plus intéressant.

Je l'avais découvert avec Le bal des débris paru au Fleuve Noir, basé sur son expérience des services gériatriques. Il n'avait cessé ensuite de se bonifier.

Mémoires en cage (Sanguine 6, 1982),  ne m'a laissé aucun souvenir mais j'avais été très impressionné par Les Orpailleurs (SR 2313, 1993) et Moloch (SR 2489, 1998), les deux romans ayant pour personnages récurrents le commissaire Rovère et l'inspecteur Dimeglio.

A noter que TJ est l'auteur du fameux Du passé faisons table rase (Sanguine 14, 1982) signé à l'époque du nom de l'assassin de Trotsky, Ramon mercader et qui mettait en scène et en cause le secrétaire général du Parti...

Thierry Jonquet a eu les honneurs du numéro 2000 de la Série Noire avec La belle et la bête en 1985...

Par coltrane
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Vendredi 21 août 2009
Ce qu'il y a de bien avec les vacances c'est qu'on a plus de temps pour lire.
Je voulais reprendre mes chroniques par une revue de presse mais, présentement,  je n'ai pas le courage d'éplucher les journaux lus au cours de mes pérégrinations estivales.
D'ailleurs "revue de presse" est une appellation un peu usurpée, vu que je lis toujours le même journal...mais j'y reviendrais parce que certains articles m'ont fait réagir sinon bondir...

Récemment j'ai prété, avec une pointe d'appréhension, mon exemplaire abimé par le temps de Que d'os ! publié en Super Noire (n°51) en 1976.
Lorsque je l'ai récupéré (ouf !) je n'ai pas pu m'empêcher de le feuilleter et bien entendu j'ai aussitôt eu envie de le relire. Au diable ma LAL et ma PAL, je suis en vacances après tout...

" Le téléphone  a sonné. J'ai fait un sourire d'excuse et j'ai décroché. -Cabinet Tarpon. ai-je dit cauteleusement. - C'est vous Tarpon, oui ? Coccioli à l'appareil. Officier de police Coccioli. Vous me remettez, oui ? "
C'est le début du roman. On est tout de suite dans le bain.
Morgue Pleine (SR 1575, 1973; je l'ai aussi relu dans la foulée) et Que d'os ! (dans cet ordre) narrent les aventures de l'enquêteur (pour lui détective privé ça fait un peu trop littéraire) Eugène Tarpon, ancien gendarme.

Avec ces deux romans Jean Patrick Manchette, le "pape" du néo-polar, acclimatait sous les cieux hexagonaux la figure du détective privé "inventée" par Daschiel Hammet (dont ressort d'ailleurs dans une nouvelle traduction en SR le roman fondateur Moisson Rouge) et à laquelle Raymond Chandler a donné ses lettres de noblesse.

Interrogé sur son style, Manchette disait qu'il n'avait fait que "pomper" Chandler. Modeste le bougre.

Comme il se doit Eugène se fait taper et tirer dessus et ne parvient pas toujours à déjeuner et à diner à heures fixes. Mais ne manquant jamais de ressources il sait se sortir (sss) des pires situations.
Manchette a écrit à peu près le même nombre de livres que Chandler et à mon avis ce n'est pas un hasard ! 

Par coltrane
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