Raretés et nanars SF

Mercredi 25 mars 2009
Kirk Douglas dans un film de science-fiction ?
Le film s'appelle Saturne 3 et date de 1979.

Après tout avant cela il avait déjà joué le capitaine Nemo dans 20000 lieux sous les Mers, d'après Jules Verne, un des précurseurs de la science-fiction.

La terre meure de faim.
Kirk Douglas (Adam !) et sa dulcinée (Alex), dont le tatouage "tympanique" (bonne idée ces taouages qui fonctionnent un peu comme des cartes d'identité) indique qu'elle n'a jamais mis les pieds sur la terre, sont chargés de résoudre le problème de la faim dans le monde.
Les cultures hydroponiques voilà le secret !
Mais les recherches traînent en longueur...

Harvey Keitel rejoint la station spatiale, installée sur un satellite de Saturne, pour leur prêter main forte.
Seulement il s'agit d'un astronaute écarté de la mission et qui jaloux a pris la place du titulaire en l'assassinant d'une manière atroce...   
Il entreprend d'assembler un robot humanoïde de grande taille qui devrait pouvoir se charger de nombreuses taches...mais celui-ci s'identifie à son "créateur" et commence à "dérailler"...

Dès son arrivée le capitaine (HK) a fait savoir à Alex qu'il souhaiterait "utiliser son corps" à sa guise comme cela se pratique sur Terre...Elle lui répond qu'elle "appartient" à Adam... 

Le film permet d'ailleurs de se rendre compte que
Yssur Danielovitch Demsky (Kirk Douglas), alors âgé de 63 ans tient toujours la forme.
Ce qu'illustrent les nombreuses scènes de jogging ou d'exercices physiques.
Au lit ça va bien aussi : la belle et blonde Alex, bien plus jeune, semble parfaitement heureuse...
Même s'ils ne peuvent pas sortir sans scaphandre ils ont la belle vie, comparé aux conditions terrestres...qu'on ne voit d'ailleurs jamais...
Le réalisateur, Stanley Donen (né en 1926), danseur devenu un des piliers d'Hollywood, montre qu'il a vu 2001 l'Odyssée de l'Espace. Le film se laisse regarder, on ne s'ennuie pas, mais on est pas complètement convaincu non plus.  

Il existe au moins deux films de science-fiction portant le titre Supernova. Dans l'un d'eux, qui date de 2000, on retrouve James Spader déjà au générique d' Alien Hunter . C'est encore d'une histoire d'Alien qu'il s'agit, le film s'inspirant même assez nettement d'Alien, le 8ème passager (1978).
Là aussi un vaisseau, "perdu" aux fins fonds de la galaxie, répond à un appel de détresse...
Le trait de génie de Walter Hill (Sans Retour, Les Guerriers de la Nuit, 48 Heures, Un seul deviendra invincible) c'est qu'il n'y a pas...d'Alien dans son film !
Il est pratiquement impossible de toute façon de faire mieux que la créature imaginée par l'artiste suisse Giger pour la saga Alien...



Dans Alien Hunter, l'Alien, bien que laid, s'avérait être plutôt un bon bougre un peu trouillard. Ce qui illustrait l'idée que ce qui est moche n'est pas forcément méchant, etc...

Ici il y a bien un "artefact" Alien (une espèce de machin mi-organique luminescent de petite taille) mais ce qui compte c'est  plutôt l'attraction qu'il exerce sur les hommes et l'effet qu'il produit sur eux.
Le Nightingale recueille à son bord un "naufragé" qui affirme être le fils de l'ancien amant du charmant docteur interprété par Angela Basset, médecin du bord.
Il "oublie" de prévenir l'équipage qu'il transporte un artefact alien...
Lors du saut dans l'hyper espace le capitaine du vaisseau n' a pas survécu, James Spader, un ancien pilote de chasse spatial, prend le commandement et décide de se débarrasser de l'artefact.
Ce n'est du goût du naufragé qui entreprend de décimer l'équipage.
Il faut dire qu'il est doué d'une force herculéenne...
En effet ceux qui entrent en contact avec l'Alien voient leurs os se renforcer.
Et ce n'est pas tout : ils rajeunissent et guérissent presque instantanément lorsqu'ils sont blessés..
Ce n'est pas le seul problème : le vaisseau se retrouve dans le champs de gravitation d'une supernova sur le point d'exploser.
Et comme si cela ne suffisait pas l'artefact se révèle être une vraie bombe à retardement...

En fait il a fallu 2 réalisateurs
et paraît-il...Coppola au montage (!) pour que le film voit enfin le jour...  

L'ambiance à bord du vaisseau, n'est pas si éloignée de celle qui règne à bord des vaisseaux de films plus connus comme Mission to Mars ou Planète Rouge, deux films sortis la même année, et sans être aussi réussi, Supernova est un cran au dessus d'Alien Hunter. 

Il y a dans les deux films (Supernova et Saturne 3) une charge érotique non négligeable...
Par coltrane
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Mardi 3 mars 2009

La saga Alien a donné lieu à de multiples erzats.

Parmi ceux-ci Alien Hunter (2003) permet  de revoir un acteur finalement assez rare : James Spader. Excellent dans le délicatement pervers et politiquement incorrect film de Steven Shainberg La Secrétaire (2003 aussi), il ne démérite pas dans ce film de science-fiction signé Ron Krauss.

Un signal émis de l'antarctique intrigue les chercheurs. Une expédition est envoyée sur place. Ils découvrent, enfoui sous plusieurs mètres de glace ce qui semble être une météorite. Sauf que les météortites n'émettent pas de signaux.

Un monstueux Alien ne se dissimule t-il pas dans ce qui se révèle être une capsule de survie ?

Kryptologue renommé et accessoirement bourreau des coeurs, Julian est chargé de...décrypter le mystérieux signal. En plus d'un Alien il retrouve également une ex et tape dans l'oeil d'une des jeunes et jolies assistantes. Des serres immenses, aménagées sous la glace, préfigurent un futur voyage interplanétaire et pourraient bien valoir le nobel à leur concepteurs.

Assez soigneusement réalisé (mais moins bien que par exemple La Mutante qui, il est vrai, bénéficiait d'un casting plus conséquent), correctement interprété, le film se laisse regarder sans déplaisir. On passe des glaces de l'antarctique à la maison blanche et on a même droit à une visite à l'intérieur d'un sous-marin soviétique aux ordres de Washington. La guerre froide est décidément bien loin ! Mais quand le sort de l'humanité est en jeu, il faut ce qu'il faut...  

 

Par coltrane
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Dimanche 7 décembre 2008
C'est Graham Baker qui signe en 1988 ce polar de science-fiction situé dans le futur immédiat (comme son titre français l'indique). En 1991 une race d'extraterrestres a été intégrée, après une pérode de quarantaine, mais subit des attaques racistes. Matthew Sykes (James Caan), sergent expérimenté de la police de LA, voit mourir sous ses yeux son coéquipier de couleur, tué par des malfrats extraterrestres. Le début du film est vraiment réjouissant : les 2 flics patrouillent dans un quartier extraterrestre plutôt pouilleux et Caan fait les mêmes commentaires racistes qu'un flic blanc aurait pu faire à l'égard des noirs. C'est très audacieux : n' importe quel spectateur peut substituer les noirs aux extraterrestres. Dans le quartier il y a même des putes extraterrestres et Sykes affirme qu'il ne lui viendrait jamais à l'idée d'y goûter. D'abord plus réservé son collègue y va aussi de ces commentaires. On n'avait jamais montré de cette manière dans un film holywoodien le racisme au quotidien. En 1992 il y aura les émeutes de LA (après l'assassinat de Rodney King, voir le film Dark Blue).
T rès bon polar ce film est aussi un bon film de science-fiction : l'intrigue est directement liée à la présence
extraterrestre. La thématique SF n'est donc pas seulement plaquée sur un canevas de film policier. Après la mort de son partenaire Sykes choisi de faire équipe avec le premier extraterrestre promu inspecteur (Sam Francisco / Mandy Patinkin) de manière à pouvoir enquêter plus facilement dans le quartier extraterrestre. Sykes ne supporte pas le nom de l'inspecteur et décide de l'appeler George. Je n 'ai pas réussi à trouver qui est Sam Francisco, à moins que ce soit une allusion à San Francisco, la ville rivale...En tout cas il déconseille à George de dire que son fils s'appelle Richard en hommage à Richard Nixon et lui propose plutôt Richard Burton...Un peu raide en costume cravate son nouveau coéquipier a pensé à lui apporter son café, des journaux et...un désodorisant pour voiture. Très propre sur lui il va néanmoins montrer que lorsqu'il se fâche il ne vaut mieux pas rester sur son chemin. D'abord Caan le rudoie puis fini par s'attacher à lui. Terence Stamp interprète le méchant extraterrestre (en apparence un honnête homme d'affaires) avec beaucoup de conviction. Il veut en fait introduire sur terre une dangereuse drogue extraterrestre.  Il y a des tas d'idées et beaucoup d'humour dans ce petit film : par exemple on a donné des noms anglo-saxons aux extraterrestres, des noms comme Rudyard Kipling, Harley Davidson...Sam francisco vit avec femme et enfant dans une banlieue tranquiille et sa femme le sermone quand il l'appelle à minuit pour lui dire qu'il a encore du travail. En fait lui et Sykes sont en train de se saouler (l'un au lait fermenté, l'autre au whisky) en se montrant des photos de leurs petites familles et en racontant des blagues idiotes. Sykes ne se résout pas à aller au mariage de sa fille entièrement payé par son ex femme et son nouveau compagnon. A un moment une danseuse extraterrestre allume Sykes venu l'interroger. Le film se passe pratiquement toujours de nuit et l'image est plutôt léchée. Une réussite.      
Par coltrane
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Dimanche 26 octobre 2008
Enemy mine est un film de 1985 un peu (complètement ?) oublié de Wolfgang Petersen, un cinéaste inégal, capable du meilleur (Le bateau 1981, son chef d'oeuvre, à voir en version longue), du bon (L'histoire sans fin 1984, Dans la ligne de mire 1993 etun peu en dessous, Air force one 1997 ), du moins bon (En pleine tempête 1999, Troie 2004, ) et du pire (L'aventure du poséïdon, inutile remake 2005). Un drac (un reptile extraterrestre) et un homme se retrouvent échoués sur une planète assez inhospitalière, après avoir livré combat dans l'espace. Ils tentent de s'entre-tuer puis s'entendent pour subsister. 
En ce qui concerne la planête, et donc les décors, mais aussi les trucages, on a parfois l'impression d'être chez TIm Burton (pour la beauté de certaines images) mais parfois aussi dans cette série et ce film de science fiction dont j'ai oublié le nom (et que je ne retrouve pas sur internet) dans lesquels les personnages sont des marionnettes. Il s'agit des Thunderbirds (les Sentinelles de l'espace), merci soeurette ! 
Il y a donc du bon mais aussi beaucoup de mauvais dans ce film qui a des idées (le drac qui tombe "enceint") mais n'a pas non plus peur du ridicule (les dialogues le sont souvent). Je ne le recommande donc qu'à titre de curiosité et aux fans de Dennis Quaid (Le jour d'après).    

En revanche l'Aube Rouge (John Millius, 1984, L'adieu au roi 1989, d'après Schoendoerffer) est un authentique navet. Comme réalisateur JM n'a finalement pas fait grand chose. Il y a quand même eu Conan le barbare en 1982. Philippe, un copain, considère ce film (Conan) comme l'un de ses préférés.
Les russes et les cubains s'allient pour attaquer l'Amérique. Un groupe d'adolescents organise la résistance. C'est mal fait, plutôt mal joué et outrageusement patriotique. Je ne sais pas comment j'ai pu allé jusqu'au bout. Pas étonnant que ce film est si peu fait parlé de lui. A noter quand même : Charlie Sheen, Patrick Swaize et Lea Thompson (Retour du futur) à leurs débuts. 

Par coltrane
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