Vu à la télé

Samedi 10 octobre 2009

Arte revenait le mercredi 7 octobre sur l’affaire Kravchenko, qui a défrayé la chronique à la fin des années 40.

Kravchenko était un cadre soviétique, passé à l’Ouest en 1944.

Peu après il publie  J’ai choisi la liberté, un témoignage à charge contre le régime soviétique.

Dans les colonnes des Lettres Françaises, une revue communiste, il est accusé d’être un affabulateur. Il décide de porter plainte.

S’ouvre alors un procès où s’oppose deux visions de l’URSS, deux idéologies.

La vision d’un homme qui a vécu toutes les vicissitudes du communisme « réel » et du totalitarisme ordinaire et la vision d’intellectuels du Parti, qui, sur place, n’ont vu que ce qu’on a bien voulu leur montrer : les fermes et les écoles modèles, etc…

Kravchenko n’était sûrement pas le premier à dénoncer le « système » soviétique mais il faudra attendre Soljenitsine pour que les « coups » portent vraiment…

Blum, en 1920, au moment de la scission qui donnât naissance au Parti communiste Français, avait déjà pressenti les dangers du communisme.

D’autres, à commencer par Gide, qui a fait le voyage en 1935, avait déjà dénoncé le totalitarisme des soviets dans Retour de l'URSS puis dans Retouches à mon retour de l'URSS, qui subirent alors les attaques en règle d'Aragon et de Romain Rolland...

(A lire absolument, pour approfondir la question, un passionnant article de Louis Bodin sur le site persée.fr   link)







Par coltrane
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Mercredi 1 juillet 2009
La TNT permet de revoir des  films souvent diffusés sur le petit écran mais qui se sont fait plus rares au fil des années.

Le Juge Fayard dit le " shérif ", réalisé en 1976 par Yves Boisset, est de ceux-là. Il ne bénéficie même pas d'un carré noir (à voir) dans le supplément télé du Monde.

Certes on l'a déjà beaucoup vu, et encore récemment, et surtout il est de bon ton de considérer qu'Yves Boisset, cinéaste " engagé " en faisait trop et réalisait des films à charge, dépourvus de nuances.

Il n'empêche que le savoir faire de ce vieux routier du cinéma français laisse encore aujourd'hui assez pantois.

Là où le cinéma français de l'époque se contentait souvent d'une réalisation  "télévisuelle" en général assez molle, Boisset nous offre avec ce film une véritable leçon de mise en scène. Pas un plan de trop dans ce film énergique, ramassé, et sans aucun temps mort.

Il a également le grand avantage de réunir deux des acteurs les plus talentueux de leur génération : Patrick Dewaere, dans le rôle titre, et Philippe Léotard, dans le rôle de l'inspecteur de police.
Et s'il n'y avait qu'eux !

On y croise aussi Marcel Bozuffi (le capitaine), Aurore Clément (la "fiancée" du "shérif"), Jean Bouise (le procureur), Michel Auclerc (le truand Pradal), Jean-Marc Thibaut, Henri Garcin (qu'on a pu voir dans Les Habitants), Roland Blanche, Jacques Spiesser, Yves afonso (qui a joué dans un beau film "cassavetien" de l'acteur Jean-François Stevenin), et d'autres encore...

Il n'y a vraiment aucune raison de bouder son plaisir !

Par coltrane
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Vendredi 6 février 2009
Sur W9 on pouvait voir hier au soir les premiers épisodes d'une nouvelle série made in USA : Burn Notice. Un espion style James Bond (Jeffrey Donovan qu'on a pu voir à l'écran dans L'échange de Clint Eastwood)  ) se voit soudain couper les vivres. Comptes bloqués. La cata. Fini l'hôtel 4 étoiles ! Simultanément il se rend compte qu'il est suvi. Burn Notice rappelle par certains côtés la série Dexter, qui se déroule également en Floride à Miami, par son humour (noir) et la solitude de son héros.  On passe un bon moment au long des 3 épisodes diffusés à la suite. L'espion est doté d'une mère hypocondriaque très envahissante mais peut heureusement compter sur une ancienne "élève" et un autre espion déclassé...
Par coltrane
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Mercredi 10 décembre 2008
Sorti en 1994 L'affaire pélican, qu'on a pu voir sur France 2 dimanche 30 novembre, renoue avec les thrillers politiques qui ont fait les beaux jours des années 70 comme les 3 jours du condor ou les hommes du Président. Le générique s'ouvre sur de superbes images de bord de mer et de marais au coucher ou au lever du soleil survolés par des miryades d'oiseaux. On verra plus tard que ces images ne sont pas gratuites. Il y a 14 ans l'écologie pouvait déjà fournir l'argument d'un scénario solide et relativement crédible. Julia Roberts qu'on a pu voir récemment dans la Guerre selon charlie wilson en femme de pouvoir interpète ici une jeune étudiante en droit qui à travers une étude transmise au FBI va jeter un pavé dans la mare et provoquer un déchainement de violence et de manipulations politiciennes. Sam Shepard, amant et professeur de julia,  en est la 1ère victime (sa voiture explose) après l'assassinat de 2 juges de la cour suprême. Pourquoi ont-ils été tués ? FBI et CIA sèchent. La thèse de JR met en cause le président. Dès lors ses proches seront prêt à tout pour empêcher l'éclosion de la vérité. Seul un journaliste politique (joué par Denzel Whashington), informé par une source, peut lui venir en aide. Il va falloir faire vite. Soigneusement réalisé, le film de Alan J Pakula (disparu en 1998), adapté d'un livre de John Grisham, manque toutefois un peu de panache, comparé à ses illustres ainés et n'a pas la subtilité des films politiques américains les plus récents La guerre selon Charlie Wislon, déjà cité ou Dans la vallée d'Elah.  
Par coltrane
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