Arte
revenait le mercredi 7 octobre sur l’affaire Kravchenko, qui a défrayé la chronique à la fin des années 40.
Kravchenko était un cadre soviétique, passé à l’Ouest en 1944.
Peu après il publie J’ai choisi la liberté, un témoignage à charge contre le régime soviétique.
Dans les colonnes des Lettres Françaises, une revue communiste, il est accusé d’être un affabulateur. Il décide de porter plainte.
S’ouvre alors un procès où s’oppose deux visions de l’URSS, deux idéologies.
La vision d’un homme qui a vécu toutes les vicissitudes du communisme « réel » et du totalitarisme ordinaire et la vision d’intellectuels du Parti, qui, sur place, n’ont vu que ce qu’on a bien voulu leur montrer : les fermes et les écoles modèles, etc…
Kravchenko n’était sûrement pas le premier à dénoncer le « système » soviétique mais il faudra attendre Soljenitsine pour que les « coups » portent vraiment…
Blum, en 1920, au moment de la scission qui donnât naissance au Parti communiste Français, avait déjà pressenti les
dangers du communisme.
D’autres, à commencer par Gide, qui a fait le voyage en 1935, avait déjà dénoncé le totalitarisme des soviets dans Retour de l'URSS puis dans Retouches à mon retour de l'URSS, qui subirent alors les attaques en règle d'Aragon et de Romain Rolland...
(A lire absolument, pour approfondir la question, un passionnant article de Louis Bodin sur le site persée.fr link)
Sur W9 on pouvait voir hier au soir les premiers épisodes d'une nouvelle série made in
USA : Burn Notice. Un espion style James Bond (Jeffrey Donovan qu'on a pu voir à l'écran dans L'échange de Clint Eastwood) ) se voit soudain couper les vivres. Comptes bloqués. La cata. Fini
l'hôtel 4 étoiles ! Simultanément il se rend compte qu'il est suvi. Burn Notice rappelle par certains côtés la série Dexter, qui se déroule également en Floride à Miami, par son humour (noir) et la
solitude de son héros. On passe un bon moment au long des 3 épisodes diffusés à la suite. L'espion est doté d'une mère hypocondriaque très envahissante mais peut heureusement compter sur une
ancienne "élève" et un autre espion déclassé...
s'ouvre sur de superbes images de bord de mer et de marais au coucher ou au lever du soleil survolés par des miryades d'oiseaux. On verra plus tard que ces images ne sont pas gratuites. Il y
a 14 ans l'écologie pouvait déjà fournir l'argument d'un scénario solide et relativement crédible. Julia Roberts qu'on a pu voir récemment dans la Guerre selon charlie wilson en femme de pouvoir
interpète ici une jeune étudiante en droit qui à travers une étude transmise au FBI va jeter un pavé dans la mare et provoquer un déchainement de violence et de manipulations politiciennes. Sam
Shepard, amant et professeur de julia, en est la 1ère victime (sa voiture explose) après l'assassinat de 2 juges de la cour suprême. Pourquoi ont-ils été tués ? FBI et CIA sèchent. La thèse
de JR met en cause le président. Dès lors ses proches seront prêt à tout pour empêcher l'éclosion de la vérité. Seul un journaliste politique (joué par Denzel Whashington), informé par une source,
peut lui venir en aide. Il va falloir faire vite. Soigneusement réalisé, le film de Alan J Pakula (disparu en 1998), adapté d'un livre de John Grisham, manque toutefois un peu de panache, comparé à
ses illustres ainés et n'a pas la subtilité des films politiques américains les plus récents La guerre selon Charlie Wislon, déjà cité ou Dans la vallée d'Elah. 