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http://www.festival-america.org/IMG/jpg/mons2.jpgJ'étais très content de tomber par hasard sur cette exposition de photographies à la médiathèque Marguerite duras, l'une des plus récentes et des mieux équipées de la capitale.

 

D'autant plus que j'ai presque eu le sentiment, légèrement immodeste, que j'aurais pu prendre ces photos moi-même (à condition de faire le voyage aux USA).

 

Non pas dans le sens "c'est trop facile j'aurais pu faire la même chose", mais tout simplement parce que Marie mons s'intéresse à l'espace urbain et à ses interstices :  voies de chemin de fer, métro, batiments industriels, signalétique...

 

Ce qui frappe au premier abord, outre le fait qu'aucune figure humaine n'habite ces "paysages" , c'est que ces clichés ont été réalisés avec la bonne vieille technique argentique et non en numérique.

 

Quelque soit le format, 30x30, 80x100..., l'image laisse voir son grain et on est du coup bien loin de l'aspect presque toujours lissé et un peu glaçant des images numériques : les couleurs ici sont chaudes.  

 

Contrairement à un Fabrizio ( Dreamworld - Leo Fabrizio ), Mons ne pratique pas le cadrage frontal. A chaque sujet son cadre, pourrait-on dire : elle ne cherche pas à cadrer de manière originale mais semble plutôt chaque fois s'adapter à son sujet. Cela ne l'empêche pas d'avoir son regard à elle, même si on peut avoir parfois une impression de "déja vu".

 

Si elle photographie le métro en contre-plongée, c'est seulement parce qu'il s'agit d'une ligne aérienne. Et l'image montre à la fois la rame et l'infrastructure avec ses entretoises.

 

Elle reste en retrait et ne juge pas. Elle ne critique pas le monde contemporain et ses dérives architecturales et urbanistiques. Elle constate plutôt son évolution et se montre sensible à la beauté "cachée" de ces lieux de passage, à la périphérie des villes.

 

Un certain exotisme se dégage de ces images d'une terre à la fois étrangère et familière : New York et ses zones industrielles sont montrés en grand format tandis que des clichés plus petits nous emmènent à la recherche des "signes" de l'Ouest américain. 

 

Marie Mons n'applique aucun "système", ne propose aucun dispositif, ses images ne sont pas au service d'un concept et dès lors peuvent  se suffire à elles-mêmes. Une photographie "à l'ancienne", non conceptuelle : voilà qui est reposant !   

 

On trouve malheureusement très peu d'images sur Internet (et aucune de la série neworkaise): il faut donc impérativement faire le déplacement dans le vingtième arrondissement.      

Tag(s) : #Expos

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