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http://www.decitre.fr/gi/41/9782253110941FS.gifUn tel titre semble annoncer une réponse définitive à la question suivante : quel est le meilleur roman de guerre ?

 

Rappelons qu'il s'agit ici de la 2ème guerre mondiale.

 

En fait je voulais surtout rappeler ici l'existence d'un roman suceptible de ravir la première place (mais les jeux sont ouverts) : il s'agit de Vie et destin de Vassili grossmann.

 

C'est en zappant que je suis tombé l'autre jour par hasard sur France culture sur l'adaptation radiophonique en 60 épisodes (!) d'une partie de ce roman.

 

Ce que j'en ai entendu donnait envie de s'adonner illico presto à sa lecture.

 

Bien entendu ce roman fleuve figure depuis longtemps déjà en bonne place dans ma LAL.

 

Pour résumer nous avons donc en lice : Les nus et les morts de Norman mailer; La ligne rouge de James jones; Le grand cirque de Pierre Clostermann; Le pont de la rivière Kwaï de Pierre Boulle. Deux français, deux américains (ou Etats-uniens comme il faut dire maintenant puisque l'Amérique ne se résume pas au pays d'Obama). Et donc aussi un Russe.

 

J'en oublie sûrement et je compte précisément sur vous, fidèles et lecteurs occasionnels, pour compléter cette liste, y compris à propos d'autres guerres, ce n'est pas ce qui manque .

 

Pour le moment je n'ai lu que les trois premiers et je me suis exprimé au sujet du roman de Mailer et du récit  de Clostermann.  Tous deux ont combattus pendant le conflit. Pierre Boulle a été un héros, plusieurs fois décoré.

 

Quant à Grossmann lui aussi à vécu, comme journaliste dans l'armée rouge, les évênements qu'il relate. Il était par exemple à Stalingrad lors de la fameuse bataille contre l'envahisseur nazi.

 

Je profite de l'occasion pour revenir sur Le grand cirque.

Dans son introducton Clostermann se défend de toute ambition littéraire. Il a tort. Dans la mesure où il est constamment "trahi" par son style.

 

Mon compte-rendu, largement basé sur des citations, rend justice à cette écriture à la fois précise et élégante. En fait on est très près de la manière d'Enst Junger (Orages d'acier).

 

Tous deux ont décrit leur vécu. Et ils avaient tous les deux 20 ans.Tous deux sont également des sortes de miraculés. Protégés par une baraka incroyable. Il y a chez eux aussi cette même absence de langue de bois, cette capacité à parler sans fards de leur peur et des réactions du coprs et de l'esprit devant ce comportement aberrant qui consiste à s'exposer volontairement, presque "nu", au feu de l'ennemi.

 

De plus, le récit des combats aériens de PC vaut le plus exitant des jeux vidéos !

 

Junger et Clostermann ne prétendent pas, à l'instar de Norman mailer, révolutionner le roman, mais seulement rendre compte, avec le plus de vérité possible de leur expérience guerrière .

Tag(s) : #Journal de lecture

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