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http://callitaweasel.files.wordpress.com/2009/11/stuka.jpgIl y a 70 ans la bataille de France se soldait par la défaite des armées alliées face aux armées allemandes.

 

Cette débâcle était-elle

inévitable ?


A ce sujet

l'historiographie a beaucoup évoluée.

 

La défaite est-elle venue " de nos relâchements ", de " l'esprit de jouissance (de la gauche et des pacifistes) détruisant ce que l'esprit de sacrifice a édifié " comme l'affirme le Maréchal à la radio le 25 juin ?


Ou simplement avons nous été " foudroyés par la force mécanique ", comme le dit le général de Gaulle, dans l'appel du 18 juin ?

 

S'est-il s'agit plutôt d'une " trahison des élites "préférant alors " plutôt Hitler que le Front populaire ", selon l'idée qui s'impose dans les années 70 ?

 

Quoiqu'il en soit, sur le papier, la France pouvait difficilement être mieux préparée : le plan allié prévoyait en effet de mettre à profit notre supériorité industrielle couplée à l'aide américaine, afin de construire une force militaire surpuissante assurée à terme de l'emporter.

 

La ligne Maginot devait protéger les régions industrielles françaises, situées au nord-est de toute attaque terrienne ou aérienne.

 

L'état-major était donc bien conscient que la lutte opposerait blindés et avions.

 

Une fois le front stabilisé, il suffirait d'attendre que la supériorité stratégique fasse son oeuvre.

 

Mais ce qui n'était pas prévu, c'est que les allemands passeraient par les Ardennes...

 

La concentration de troupes et de tanks dans les Ardennes n'avait pas échappé aux états-majors alliés. Pourquoi alors n'en ont-ils pas tenus compte ? Etait-il déjà trop tard pour redéployer les unités déjà placées ailleurs ?


Les Alliés disposaient en tout cas de chars et d'avions en quantité et en qualité équivalentes ou supérieures aux Allemands.

 

Mais si la DCA et l'aviation interviennent en appui direct des unités (blindés) sur le front côté allemand, ce n'est pas le cas du côté allié où une grande partie de ces armes est affectée à la défense du territoire en profondeur, tant on craint les bombardements aériens sur les usines et les villes de l'intérieur.

 

Même si après le 10 mai les chasseurs sont avancés sur le front. En revanche la DCA reste dans l'intérieur du pays.

 

D'autre part les chars allemands peuvent obéir aux ordres en temps réel tandis que les chars alliés, faute de transmissions radio efficaces, doivent se voir affecter leurs objectifs par le commandement avant d'être engagés.

 

Autre faiblesse : le plein d'essence des chars alliés est assuré par des camions-citernes, lourds et vulnérables ; celui des panzers l'est par bidons que des véhicules légers acheminent jusqu'aux têtes de colonnes.


Les armées alliés (et donc l'armée française) se sont en tout cas battues et bien battues, en témoigne le bilan de la bataille de France : les Allemands ont perdus 50 000 hommes (tués, blessés, disparus); les Français 70 000 (morts), les Britanniques 5000.

Le taux de perte quotidien est équivalent, en quarante-sept jours de combats, à celui des plus grandes batailles de la guerre de 14-18.

 

Les Allemands perdirent également 700 chars. Les alliés la quasi-totalité : en reculant ils abandonnaient le matériel en panne. La Luftwaffe perdit 1500 avions, les Français 900 et les Britanniques 1000.

 

Cet article résulte de la lecture d'un passionnant hors série du Monde intitulé 1940 La Débâcle et l'Espoir. A lire aussi : Le Mythe de la guerre-éclair, de l'historien militaire allemand Karl-Heinz Frieser.

Tag(s) : #Lu dans la Presse

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