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http://www.lexpress.fr/pictures/11/5764.jpgDepuis 2008,  la Crise n'a au mieux connu que de courts répits.

 

D'abord financière et bancaire (faillite de Lheman Brothers en 2008), puis économique (sauvetage in extremis par l'Administration américaine de General Motors en 2009), elle touche désormais les Etats eux-mêmes, rattrapés par leurs dettes abyssales, à commencer par la Grèce que ses partenaires de l'UE ont du se résoudre à aider financièrement (achat de dettes publiques grecques et portugaises par la Banque Centrale Européenne).

 

Depuis on parle de crise de la zone euro.

 

L'économiste Patrick Artus estime que la réduction des dépenses publiques, dans laquelle semblent déjà s'être engagés la Grèce bien sûr mais aussi l'Italie et l'Espagne et plus modestement la France, aura un effet négatif sur la croissance.

 

Il pense que, pour la France,  "la seule façon de faire (pour réduire le déficit) c'est de procéder à une grande réforme fiscale, en alignant la taxation des revenus du capital sur celle du travail. Cela pourrait rapporter 100 milliards d'euros, sans dégât économique puisque ces revenus sont épargnés".

 

Le journaliste économique Pierre-Antoine Delhommais, lui, rappelle que "la France lèvera sur les marchés en 2010, 87 milliards, soit plus que les budgets de l'enseignement scolaire, de la justice, du travail réunis (qui) serviront à honorer les dettes passées." Car en effet "ce sont les abominables "marchés" qui, depuis vingt ans, paient les salaires des instituteurs et des infimières" (et de tous les autres fonctionnaires).


Il remarque que la "plus grande victoire des marchés, avec le soutien logistique de plusieurs grands économistes anglo-saxons (Stiglitz, Krugman, Wolf mais aussi, dirait-on, Artus) est politique. Avoir fait comprendre aux dirigeants européens, certes par la manière forte, que sans évolution rapide vers le fédéralisme, sans politique budgétaire commune, l'union monétaire était vouée à disparaître."

 

La solution ne serait-elle pas d'ailleurs de quitter la zone euro ? Non répond Artus c'est la mort assurée. Le taux de financement de l'Espagne, par exemple, grimperait de 3,80 à 20 % si elle reprenait sa monnaie !

 

Stiglitz enfonce le clou et brocarde le penchant actuel pour la Rigueur : l'Europe a besoin de solidarité, d'empathie. Pas d'une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression".

 

Seule véritable bonne nouvelle : la baisse de l'euro en revanche est une bonne chose pour les exportations et d'après Philippe Brossard "une dévaluation de 20 à 30% de l'euro par rapport au billet vert permettrait d'alléger le poids de la dette plus sûrement que les politiques d'austérité". 

 

On peut aussi se consoler en se souvenant qu'en 1976, déjà, l'Angleterre, en fort mauvaise posture, avait du faire appel au FMI pour s'en sortir..

Tag(s) : #Lu dans la Presse

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