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http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSCedipGuI2cvH6teNlPCFIjn56gwC9J598asAp4ESxphyfrr6KZgLongtemps je me suis considéré comme un amateur de littérature. Puis, depuis quelque temps déjà, plus modestement comme un amateur de livres.

Trop dilettante, j'ai finalement lu très peu des chefs d'oeuvre de la littérature.

Les romans du 19è siècle m'effraient. J'ai un peu lu, surtout pour l'école, Zola, Maupassant, Balzac ou Hugo, mais lorsque j'ai voulu, il y a probablement plus de 10 ans, lire Eugénie Grandet (Balzac) le livre m'est vite tombé des mains.

 

Il faut impérativement garder le contact avec la littérature du 19è : si l'on a lu trop de romans du siècle suivant (et surtout de la 2ème partie du siècle) il est difficile de revenir en "arrière".

 

Le seul auteur que je relirais avec plaisir, c'est Flaubert dont le Madame Bovary m'avait ébloui.

L'envie de lire L'Education sentimentale me trotte dans la tête depuis longtemps. Par contre Salammbô (je l'ai dans une édition de poche très ancienne, probablement d'avant-guerre) me semble une montagne trop diffcile à gravir.

 

Je pense que je m'attaquerais aussi un jour à La chartreuse de Parme de Stendhal dont je n'ai même pas lu Le rouge et le Noir.

Je l'ai sous la main et le fait qu'il y soit question en incipit de l'entrée des armées de Bonaparte dans Milan doit y être pour quelque chose.

 

Beaucoup de livres d'auteurs contemporains opposent une sorte d'opacité (en fait une exigence extrême ?) qui en rend l'approche difficile.

 

Ceux de Coetzee (prix nobel de littérature 2003) par exemple. J'en avais un dans ma PAL (je ne me rappelle même pas son titre), je l'ai revendu sans avoir pu le lire.

Finalement c'est à travers l'adaptation au cinéma de Disgrâce (avec John Malkovich) que je l'ai découvert. Il est vrai qu'après avoir vu le film, et surtout à l'instant où j'écris, j'ai maintenant envie de me plonger dans le roman. Mais je ne sais pas si je pourrais en lire plus de quelques pages.

 

Je n'ai pas eu plus de succès avec Roger Martin du Gard. Je n'ai même pas vraiment essayé.

En revanche, emballé par la lecture de deux "épisodes" (sur 27 !) de la "saga" de Jules Romains intitulée Les Hommes de bonne volonté, je me sens prêt à m'attaquer, un jour, à cette comédie humaine du début du 20ème siècle. 

 

Elfriede Jelinek (La pianiste) a une écriture très âpre qui de la même façon m'a empêché d'entrer dans le livre.

Par contre, après avoir lu à la FNAC la première page de La preuve,  je sens que je n'aurais pas de difficulté à lire Agosta Kristof qui vient de mourir à lâge de 75 ans.

 

Autre problème, il ne se passe pas un jour (j'exagère à peine) sans que je découvre ou redécouvre un auteur (il peut aussi s'agir d'un historien) dont le nom va donc s'ajouter à ma LAL alors même que mon "rendement" de lecture est au plus bas : à peine plus d'un livre par mois en moyenne.Vérification faite, je n'ai lu "que" 11 livres depuis décembre 2010.

Etant en congés je devrais pouvoir "exploser" mon score mais le fait de n'être pas parti m'handicape.

 

Cela étant j'ai pu terminer tranquillement la lecture du 2ème numéro de Guerres & Histoire (encore une source de nouveaux titres pour ma liste : par exemple L'heure étoilée du meurtrier de Pavel Kohout, une enquête de l'inspecteur Morava, associé à Erwin Buback de la gestapo, à Prague en mars 1945 ou Histoire des mercenaires de Walter bruyère-Ostells ....) et pratiquement achevé la lecture dun passionnant numéro mai-août 2011 de la revue Le Débat (Gallimard) consacré à L'histoire saisie par la fiction...

 

Les différents auteurs reviennent abondamment sur Les bienveillantes de Jonathan Litell ou Jean Karski de Yannick Haenel, citent abondamment Guerre et paix de Tolstoï et m'ont fait découvrir Le Troisème reich de William Shirer (plus de 1200 pages) qui était journaliste et en poste en Allemagne à l'époque...

Un papier sur Vassili Grossman a conforté mon envie de lire Pour une juste cause même s'il est moins cité naturellement que Vie et destin qui en constitue la suite.

Un autre sur Soljénitsine (lequel considérait Pour une juste cause comme un pur roman stalinien) m'a appris tout ce que je voulais savoir sur La roue rouge, un livre (une somme inachevée de plus de 6000 pages sur la révolution russe...) qui m'intrigue depuis quelque temps déjà et poussé à essayer  à nouveau de lire Le Pavillon des cancéreux qui jusqu'à présent m'a résisté....

 

J'ai aussi déniché par hasard Bagarre de Juillet d'Erskine Caldewell qui ne devrait pas présenter de difficulté de lecture, l'auteur sudiste de La route du tabac et Le petit arpent du bon dieu ayant été un adepte d'une écriture directe et simple.

Il est d'ailleurs intéressant de constater qu'au dos de cette éditon NRF Gallimard de 1947 son nom voisine avec ceux de Faulkner mais aussi de James cain et Dashiell hammet...

Tag(s) : #Journal de lecture

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