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http://www.publispain.com/posters/hellraiser.jpgL'été n'est pas terminé et les révisions continuent donc avec Hellraiser de Clive barker (1988) et Re-animator de Stuart gordon (1985).

Si Clive barker est bien passé derrière la caméra pour porter lui-même à l'écran son livre, il n'en était pas à son coup d'essai : il avait en effet déjà tourné deux courts métrages en 1970 et 1971 et écrit plusieurs scénarios.

Comme on est jamais mieux servi que par soi-même il entreprend donc d'adapter lui-même un court roman pas encore publié à l'époque, Hellbound Heart .

Un agent immobilier (?), Larry Cotton, décide de venir s'installer avec sa nouvelle campagne Sylvia dans la maison familiale laissée à l'abandon. Il espère que cela permettra un nouveau départ à son couple qui bat de l'aile. Son jeune frère Franck, un raté, a laissé la maison dans un état épouvantable et disparu sans laisser d'adresse.

Le prologue nous l'a montré dans un pays exotique en train d'acheter une mystérieuse boite en forme de casse-tête.

Lors d'un rituel satanique elle lui ouvre la porte d'un monde de souffrances et de plaisirs... habité par de curieux personnages...

Dans une chambre Sylvia (Claire Higgins) trouve des photos de Frank en galante compagnie et en pleine action qui semblent beaucoup l'intéresser...

 

Plus tard elle se souviendra avec beaucoup d'émoi de sa première renconte avec le beau Franck...

Larry se blesse avec un clou en essayant de monter un sommier par l'escalier et quelques gouttes de son sang tombent sur le parquet d'une pièce du haut où Julia s'est isolée pour laisser libre court à de doux souvenirs.

Outre qu'il est réalisé et photographié avec soin (Clive Barker est aussi dessinateur et graphiste) et même si l'on voit bien que l'on a affaire à un film des années 80, le film regorge de détails sympathiques.

C'est par exemple très clairement le désir et le sexe qui sont les moteurs de l'action, à rebrousse poil du puritanisme ambiant. On y voit par exemple une jeune étudiante (Kirsty, jouée par l'épatante Ashley Laurence) un peu pompette après un repas familial un peu trop arrosé (la pendaison de crémaillère) et manifestement attirée par un jeune homme un peu voyou qui arrive à « avaler » le mégot de sa cigarette et à le ressortir…

 

C’est aussi le souvenir des folles étreintes qu’elle a connu avec son beau-frère qui pousse Sylvia, impatiente de remettre ça, à commettre des meurtres afin de procurer à Franck (qui en fait était "caché" sous le parquet réduit à l'état de squelette sanguinolant) le sang dont il a besoin pour reconstituer son corps.

 

On ne voit apparaître les Cénobites (tranquilles) que vers le dernier tiers du film et la galerie de monstres qu’ils composent fait à la fois peur et plaisir à voir.

 

Christophe Gans (Silent Hill) mais aussi le réalisateur de Saw ont du voir et revoir ce classique qu’est devenu Hellraiser, le pacte.

 

Gans pour étudier de près la « gueule » des cénobites de Clive baker. JIm Chaw pour se repaitre des scènes de déchirements de la peau à l’aide de crochets et autres lames…

 

On appréciera aussi beaucoup les mains très sales et les ongles très noirs du vendeur et de l'acheteur de la boite maléfique au début du film.

Ou les déménageurs plus vrais que nature...

Andrew Robinson (Larry) fait également preuve d'un bel allant et dans la version française il est doté de la voix de Bruce Willis. 

Particulièrement sensitive, Kirsty pressent à travers ses cauchemars (visuellement très réussis) ce qui va arriver et c'est bien elle qui avec l'aide de son petit ami va sinon réussir à sauver la situation tout au moins sauver sa peau ce qui n'est déjà pas si mal.

L’aspect sociologique du film, un peu à la Stephen King, est assez plaisant avec sa famille américaine certes moyenne mais recomposée….avec belle mère acariâtre à la clef…et jeune fille pleine de ressources qui n'a ni froid aux yeux ni salangue dans sa poche….

 

http://www.best-horror-movies.com/images/reanimator-movie-poster-small.jpgRe-animator fonctionne aussi à base de désir et de sexe…

 

Durant un prologue en Allemagne nous faisons la connaissance d’un jeune et brillant étudiant à lunettes Herbert West (Jeffrey Combs), qui ressemble beaucoup à Cillian Murphy, l'Epouvantail de Darknight, en train d’essayer de « réanimer » son vieux professeur…l’hémoglobine gicle déjà généreusement.

 

On le retrouve aux USA où il agresse d’emblée un de ses nouveaux professeurs en lui reprochant de s’être approprier les découvertes du savant allemand sans pour autant lui arriver à la cheville…

 

Le sérum qu’il a mis au point lui permet de faire revivre le chat adoré de son colocataire que son état de mort vivant rend complètement sauvage et extrêmement agressif.

 

Ensuite ils se rendent à la morgue de l’hopital pour poursuivre leurs expériences sur des spécimens humains.

 

Les morts réanimés après un laps de temps trop important deviennent fous furieux et passablement violents…si c’est rapide, ils « récupèrent » à peu près leurs facultés quoiqu’alors ils soient complètement dépourvus de conscience…

 

Ainsi le professeur (le "voleur" d'idées) qui se balade en transportant sa tête sur un plateau…n’a plus qu’une idée en tête : consommer la tendre chair de la fille du patron qui sort avec l'étudiant brillant mais qui n’en goûte pas moins ses charmes, celui-là même entrainé par son coloc à pratiquer de curieuses expériences…

 

Moins original qu’Hellraiser Re-animator se rapproche plus du Retour des morts-vivants, en exploitant aussi jusqu’à l’absurde toutes les possibilités du scénario et le comique horrifique des situations.

 

 

 
Tag(s) : #Cinéma & DVD

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