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http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/7/1/9782266186179.jpgEn général je n'aime pas les prologues, la plupart du temps écrits en italiques.

 

Justement le premier roman de Kitty Sewell Fleur de glace démarre par un prologue, mais pas en italiques celui-là.

 

Souvent les prologues paraissent n'avoir aucun rapport avec les chapitres qui suivent. Souvent aussi ils ne prennent sens qu'à la fin du livre. C'est le cas ici.

 

Un jeune esquimau part en expédition dans le Grand Nord accompagné par son fidèle husky. Sur le chemin du retour il tombe sur un Ours, autant dire un os, un gros os blanc.

 

Affamé l'Ours attaque. La chienne défend son maître au péril de sa vie mais bien qu'il ait un fusil il ne parvient pas à se défendre.

 

En Ecosse le Dr Dafydd Woodruff reçoit une lettre qui lui apprend qu'il est le père de deux adolescents, là-bas, au Canada où jeune médecin il s'était exilé après une grave erreur médicale.

 

Impossible : il n'a jamais couché avec Sheila Hailey, l'infirmière en chef qui régnait en tyran sur l'hôpital de Moose Creek, Territoires du Nord-Ouest.

 

La nouvelle tombe d'autant plus mal qu'avec sa femme Isabel ils s'efforcent depuis des mois d'avoir un enfant, sans y parvenir.

 

Pour expliciter le mystère Dafydd devra se rendre sur place pour affronter son passé.

 

Mais à Moose Creek, où il retrouve son vieil ami Ian, les choses auront tendance à se compliquer encore. D'autant que les deux ados ne sont peut-être pas les seuls mioches qu'il a semé sur son passage !

 

Je ne suis pas un fan des éditions Pocket , même s’ils ont publiés en poche les livres de Chrichton (j’ai un faible pour son œuvre même si c'est un auteur de best-seller, ce qui le rend à priori suspect ! C’est quand même aussi le concepteur de la série Urgences et il a également réalisé des films, notamment l’excellent Morts Suspectes en 1978, avec Genevieve Bujold, Michael Douglas et ...Richard Widmark) et le génial Cross Killer (1988) de Marcel Montecino.


Je serais curieux de savoir si les blogs consacrés au polar et au roman noir parlent parfois des livres de cette collection, plutôt consacrée à ce qu'on appelait la littérature de gare (des polars achetés pour être lus dans le train) ?


Cela étant dit (et j’ajoute, pour me dédouaner encore un peu plus, que je suis bien sûr avant tout un adepte du hard-boiled et de la série noire), Kitty Sewell est une nouvelle venue sur la scène du crime. Elle est née en Suède et a vécu en Espagne mais aussi, on s'en doutait, dans le Grand Nord canadien.


Ce polar n’est pas sans résonance avec ma précédente lecture (Histoire de l'Amérique française …compte rendu à venir) puisqu’il y est question d’indiens et de leurs cousins esquimaux.


C’est une collègue qui me l’a conseillé et quand je l’ai feuilleté, j’ai été séduit par une certaine fraîcheur stylistique (normal ça se passe dans le Grand Nord !) et...des scènes de sexe assez chaudes !


En fait même si sa lecture n’est pas désagréable, l’ouvrage n’apporte pas grand chose de plus que la production habituelle de la collection (j’avoue en avoir, à mes moments perdus, lu quelques uns).


Le suspens est au rendez-vous, c’est bien le moins, mais comme souvent dans ce type de littérature, cela déborde de psychologie et de pathos.


Ah que n’ai-je pas relu Sang Maudit ou lu la nouvelle traduction de Moisson Rouge de Hammet après avoir vu à la Bilipo l’excellente expo qui lui a été consacrée jusqu’au 24 mars ?

 

Ou encore le Dennis Lehanne qui je ne sais comment à atterri sur ma PAL ? En fait je ne sais pas pourquoi mais Ténèbres prenez-moi la main ne me dis trop rien.

J'ai la (mauvaise) habitude de me fier à la première page pour "sentir" un livre et là, je ne sais pas, je le sens pas trop. Peut-être que je vais me réserver pour Un Pays à l'Aube ?  

Non finalement je crois que je vais quand même m'y mettre un de ces jours. Arès tout c'est aussi une histoire de détectives !


C’est comme ça, on ne peut pas toujours tout contrôler et il ne faut pas non plus être trop rigide même quand on prétend « surveiller » ses lectures.


En nous baladant des cotes écossaises au grand nord canadien et en agrémentant son récit de scènes de sexe assez crues, l’auteur parvient toujours à capter l’attention mais c’est pour cela après tout qu’on écrit ce genre de livre.


Par ailleurs les paysages servent surtout de décor et l’auteur parvient rarement à donner aux forêts enneigées et aux immensités glacées une réalité charnelle. Mais elle arrive quand même assez bien à donner la sensation du froid extrême et on frissonne assez souvent , sans que cela ait à voir avec la peur, en lisant son livre.


Et puis il y a quand même le coté "ethnlogique" tout de même assez bien rendu. 


Allez,  je n'ai pas passé de si mauvais moments en lisant ce livre et en plus on a droit à un happy-end !

Tag(s) : #Polars

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