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http://www.eklecty-city.fr/wp-content/uploads/2010/06/Djinns.jpg Djinns, prononcer djinn, est une réussite.

 

Depuis quelques années les réalisateurs français, nonobstant une tradition fantastique bien de chez nous (ex Les yeux sans visage de George Franju), s’efforcent de rivaliser avec leurs homologues d’outre-atlantique sur le terrain marécageux du film d’horreur.

 

Heureusement la « french touch » leur permet parfois d’apporter un supplément d’âme à leurs films…Haute tension par exemple (Alexandre Aja, 2002) montrait des choses qu’un producteur hollywoodien ne saurait voir et le retournement final laissait relativement pantois.

 

En l’occurrence Hollywood a quand même voulu voir de plus près de quoi était capable ce drôle de réalisateur mangeur de grenouilles en lui confiant les rênes du remake réussi de La colline à des yeux…


Djinns réussit l’exploit de faire d’un événement militaire et politique (nous sommes en 1960 dns le sud algérien...) le centre d’un film qui navigue habilement entre film de commando, horreur et fantastique.

 

Pendant la guerre d’Algérie, une patrouille de parachutistes est chargée de retrouver un avion de l’Etat major qui s’est crasché dans le désert avec un général venu de Paris à son bord.

 

Ils doivent absolument retrouver une mallette dont le contenu est de la plus haute importance.

 

A la tête de la patrouille un lieutenant fraîchement émoulu de St Cyr et un adjudant vétéran de la 2ème guerre mondiale et de l’indo. Attaqués par des felleghas ils se réfugient dans une citadelle sur laquelle veille la gardienne des lieux.

 

Entre-temps, une nuit, en pleine tempête de sable, un des hommes aperçoit une drôle de créature à côté d’un de ses camarades. C’est un djinn, un esprit du désert, une horrible créature de sable à l’apparence humaine.

 

Manifestement il s’intéresse à la mallette…

 

Les djinns ressemblent (un peu) à Fredy (Les griffes de la nuit)…

 

Le film plaira à la fois aux films de commando (dans la lignée de la 317ème section) et aux amateurs d’étrange et de fantastique…

 

Un projet très personnel, et en même temps répondant aux canons du cinéma commercial, porté par un « couple » de nouveaux venus, Hugue et Sandra Martin, à la réalisation et au scénario.

 

Ils n’ont peut-être pas la même maîtrise qu’un Richet (Ennemis intimes, Assaut) mais la réalisation est solide malgré une ou deux séquences caméra à l’épaule qui font un peu mal à la tête.

 

La plus grande réussite, outre l’idée maîtresse du scénario, tient dans la manière de représenter les djinns.

 

Ils ont choisi la simplicité (contrairement par exemple à Christophe Gans qui a imaginé des monstres vraiment bizarres mais très réussis dans Silent Hill, un sommet du genre) et le numérique n’est pas envahissant.

 

Ce sont des créatures évanescentes qui apparaissent et disparaissent, se matérialisent lentement, capables de descendre le long d’un mur la tête en bas ! Du déjà vu mais il ne s’agissait pas de djinns…au sol ils se déplacent à croupetons…et ils sont vraiment inquiétants.

 

Le film n’est sorti que dans trois salles parisiennes et seules quelques revues s’y sont intéressé.

 

Il y a pourtant Thierry Fremont au générique (dans un rôle qui est un peu le pendant de celui de Dupontel dans Ennemis intimes), Grégoire Leprince-ringuet (Michel, le cameraman et si on veut le « héros » du film) , Saïd taghmaoui en guest-star et un certain nombre d’autres visages connus…

 

Sur le moment j’ai apprécié le spectacle, sans pour autant être en extase, mais après-coup je trouve le film vraiment réjouissant…

 

Tag(s) : #Cinéma & DVD

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