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http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/64/73/77/18837315.jpgDétention Secrète ne recherche pas le spectaculaire à tout prix.

 

Je ne sais pas si là aussi le tournage a eu lieu au Maroc, comme pour Mensonges d’Etat, mais la «rue arabe » semble plus authentique ici que chez Ridley Scott.

 

Dans ( Mensonges d'Etat - Ridley Scott) les moindres faits et gestes de l’agent Ferris (DiCaprio) étaient suivis par un satellite (c’est sans doute le film Ennemi d’Etat qui a popularisé ce procédé), ici rien de tel.

 

Un ingénieur chimiste d’origine égyptienne de retour d’une conférence en Afrique du sud est enlevé à sa descente d’avion et mis au secret. On le soupçonne d’être en contact avec un terroriste qui vient de commettre un attentat en Egypte, visant le chef des services secret mais qui a en fait coûté la vie à un agent de la CIA.

 

Son remplaçant (Jack Gillenhaal) est chargé de participer aux interrogatoires de l’ingénieur, transféré clandestinement en Egypte.

 

Pendant ce temps sa femme enceinte se mobilise pour savoir ce qu’il est advenu de son mari. Elle prend rendez-vous avec un ami devenu attaché parlementaire mais elle se heurte vite au "secret défense".

 

D'abord près à collaborer avec le chef de la police cairote, l'agent de la CIA fint par citer Shakespeare qui affirmait déjà que sous la torture un homme sera près à avouer n’importe quoi pour que cela cesse.

 

Bon casting, presque sans stars (à l'exception de Merryl Streep bien sûr) même si Gillenhal avait  été pressenti pour jouer Batman et endossera bientôt le costume du Prince of Persia, c'est un acteur qui monte…

 

Construction intéressante qui montre d’un coté ce qui se passe durant l’interrogatoire au Caire et les efforts déployés aux USA par l’épouse du prisonnier et d’autre part la fille du chef de la police qui fréquente secrètement un camarade de classe.

 

Mais on ne découvre qu’à la fin du film que les deux récits ne se déroulent pas exactement en même temps.

 

Point commun entre le film de Scott et celui de Gavin Hood (qui s'est connaître avec l'excellent Mon Nom et Tsotsi) : David Ignatius le scénariste du premier est un ancien journaliste du Washington Post et l'on voit dans le second que l'affaire, une fois dévoilée, est publiée dans le même journal.

 

Le film aborde de front la politique de « rendition » mise en place sous Clinton et sans doute toujours en vigeur qui consiste, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme conduite par la CIA, à enlever des suspects et à les « délocaliser » dans des pays où la torture n'est pas interdite.

Tag(s) : #Cinéma & DVD

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