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class84-copie-1.jpgHonnêtement réalisé, Classe 84 fleure bon, comme son nom l'indique les années 80...


Relevant du genre, assez bien représenté outre atlantique, du film d'ados et du sous-genre scolaire/universitaire, le film de Mark L. Lester est aussi un peu un film de science-fiction.

Datant de 1982, il anticipe sur l'évolution des rapports profs/élèves au cours des années à venir...


Vu le résultat cela ne devait déjà pas être folichon dès le début de la décennie voir même depuis beaucoup plus longtemps si l'on en croit la filmographie déjà nombreuse consacré au sujet pendant les décennies précédentes.


On peut penser à un film que j'ai vu il n'y a pas longtemps mais dont je ne retrouve pas le titre dans lequel le rôle principal était tenu, si mes souvenirs sont bons, par Samuel L. Jackon (mais je n'en trouve pas trace sur allociné).


Comme dans Class 84, un nouveau professeur se retrouvait confronté, à  peine arrivé dans sa classe, aux comportements d'un petit groupe de "perturbateurs".


Dans ce film les méchants élèves, après avoir fait subir de multiples avanies au nouvel enseignant, se mettaient à tomber comme des mouches, victimes d'un mystérieux tueur.
Et là aussi le nouveau professeur était accueilli par un collègue depuis longtemps au parfum qui assez rapidement lui montrait son flingue.


Dans le lycéee de la Classe 84, les mesures de sécurité sont draconniennes (portiques, gardes) et les problèmes de sécurité obsèdent le responsable d'établissement.


Le héros (Perry king) se heurte d'emblée à une bande dont le meneur est d'après sa mère un génie méconnu. Il est vrai qu'il joue très bien du piano mais le nouveau professeur de musique ne veut pas pour autant de lui dans l'orchestre qu'il veut monter avec les élèves de deux classes.


Génie peut-être mais alors génie du crime. Par sa faute un élève drogué jusqu'au yeux tombe du mat en haut duquel flotte le drapeau, qu'il entraine d'ailleurs dans sa chute mortelle. 


Une scène assez piquante montre un cours qui se déroule dans le plus grand calme et pour cause : le prof de biologie, qui vient de craquer après que la petite bande a assassiné et écorché ses lapins, menace ses élèves avec un pistolet.


Il meurt brulé dans son véhicule en voulant se venger.

Notre professeur de choc détruit alors la voiture du chef de bande, après avoir échoué à discuter avec la mère du voyou.


Le soir du concert, la bande s'introduit chez lui et fait subir plusieurs viols à son épouse enceinte.


La scène finale se déroule dans les salles et les couloirs obscurs et déserts du lycée. Le héros trucide l'un après l'autre les voyous et retrouve le leader sur le toit pour le duel final.


Le voyou meurt étranglé par une corde après être passé à travers une verrière et apparaitre ainsi à la vue des spectateurs du concert, qu'une élève a entrepris de diriger à la place du professeur.


Une éxécution publique en quelque sorte.  


Le film auquel je faisais allusion plus haut a été écrit par un ancien professeur. Classe 84, je ne sais pas, mais dans un cas comme dans l'autre, les scénarios, cathartiques et violents, mettent en scène une montée de la violence et un mécanisme de la vengeance qui dans la réalité ne peut guère se rencontrer.


Ces films apparaissent comme la réalisation des fantasmes de professeurs trop longtemps humiliés et qui passent enfin à l'action.


Le générique de fin signale que le professeur n'a pas été inquiété par la police, personne ne souhaitant témoigner contre lui !


Pour l'anecdote c'est dans ce film que Michael J Fox (Retour vers le Futur) a fait ses premiers pas. 


Etait-ce, déjà, le poids du politiquement correct ? Quoiqu'il en soit, la bande est à 100% blanche...
Il est vrai que si elle avait été 100% noire, le film aurait été assimilé à la "Blackexploitation" et n'aurait donc pas bénéficié d'une aussi large diffusion. Tant il est vrai qu'au Etats-Unis les publics sont très compartimentés...

A ce propos Carpenter pouvait dans Assault (1976) montrer une bande pluriethnique (au moins au début du film) mais expliquait que dans le remake de Richet (2004) ce n'était plus possible.
La grande fraternité des voyous de toutes couleurs n'existait plus ! 


Class 84 fait aussi penser très fort à un autre classique de l'époque The Warriors (Les Guerriers de la Nuit) qui relate des affrontements entre bandes, réalisé par Walter Hill en 1978 (En vrac).


A voir aussi en écho à l'actualité "périscolaire" récente.   

 

 

Tag(s) : #Cinéma & DVD

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