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http://www.nightlife-mag.com/images/illustration/Image/cinema%20a%20l-affiche/43-CHE,-L%27ARGENTIN_w.jpgSi je devais désigner, dans la "jeune" génération, mes réalisateurs américains préférés, je pense que je choisirais, sans trop d'hésitation, les frères Coen.

 

En deuxième position je serais tenté de décerner la médaille de bronze à Steven Soderbergh qui avec Che, l'Argentin a signé, une fois encore, un très grand film.

 

Le plus remarquable chez ce réalisateur c'est sans doute sa capacité à alterner des films très différents les uns des autres et d'être capable de proposer à la fois un thriller politique comme Traffic, une comédie policière comme Ocean's Eleven et un film de science-fiction comme Solaris.

 

La veine politique de ce créateur-caméleon s'est donc enrichie d'un biopic en deux parties consacré à la vie militante de Che Guevarra, icône révolutionnaire à laquelle bon nombre de réalisateurs auraient hésité à s'attaquer. 

 

 

Génial touche à tout il est aussi directeur de la photographie sur Che. La photo est d'ailleurs très belle, à la fois précise et réaliste.


Le film lui-même est un patchwork mêlant le récit linéaire, mais entrecoupé, de sa rencontre avec Fidel Castro puis de la conquête du pouvoir à Cuba, à des reconstitutions de ses interventions à la tribune de l'ONU et d'une interview avec une journaliste américaine...

 

Qui était Che Guevarra ? Le film ne répond pas vraiment à cette question. Soderbergh a fait du Che une figure en tout cas plus christique que marxiste.

 

La forme, éclatée, ne nuit en rien à la compréhension du récit et permet de prendre la pleine mesure de celui qui, devenu ministre, admet et même revendique les exécutions d'opposants à Cuba...

 

Moins "beau gosse" ou peut-être moins photogénique que son modèle, Bénicio Del Toro n'a pourtant pas volé son Oscar !


C'est lorsqu'il est le plus ambiteux que Soderbergh réussit le mieux : c'est dans la fresque, dans la saga, qu'il est le plus doué.

 

Il sait juxtaposer les récits et les points de vue comme personne, que ce soit pour dresser un tableau impitoyable du trafic de drogue, dans ses dimensions à la fois géopolitique et humaine (Traffic), ou pour faire le portrait "collectif", si l'on peut dire, d'un idéalisme révolutionnaire, le tout avec une sophistication élégante, du noir et blanc à la couleur, qui ne se regarde jamais le nombril.

 

Je suis impatient de voir la seconde partie : Che - 2ème partie : Guerilla !

Tag(s) : #Cinéma & DVD

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