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brothers-in-arms.jpegOn ne s'étonnera pas que je sois fan des jeux vidéo guerriers : Call of duty, Battlefield ou Medal of honor . Les  jeux de stratégie ? Pas assez « bourrin ». Pour moi, le jeu idéal réduit la réflexion au minimum.

 

J'ai pris beaucoup de plaisir avec les jeux cités plus haut, mais je viens de découvrir LE jeu : Brothers in arms - The hell'road.

Il s'agit du troisième opus, après Road to Hill 30 et Earned in Blood, et malheureusement Brothers in arms 4 (Furious), pourtant annoncé, n'est jamais sorti.

 

Ce n'est pas la dernière nouveauté : il date de 2008 et ne m'a coûté que 18 €.

 

Certes, comparés aux jeux plus récents, les graphismes ont vieillis mais ce n'est jamais laid. J'avais déjà joué avec passion, plusieurs années après, à Jedi Knight (Star wars-1997). Mais j'avais démarré avec Tomb raider (1996 - Ah, Lara Croft !). A l'époque j'étais un joueur sur PC. C'est sans doute avec Halo que je me suis mis aux consoles. En fait j'aurais pu remonter plus loin, jusqu'à Super Mario ou Star Wing mais on est pas là pour faire de l'archéologie...

 

En général (c'est le cas de le dire) on a le choix entre le jeu multijoueurs ou la campagne solo.

Dans une campagne solo vous n'êtes en fait quasiment jamais seul. Vous êtes intégré à un groupe, une section, un commando. Même lorsque vous appartenez aux forces spécales, le plus souvent vous êtes le petit dernier, le bleu, d'où la séance d'entraînement quasi obligatoire.

On vous donne des ordres, fait-ci fait-ça...

Changement de ton avec Brothers in arms. C'est vous le (sergent) chef. Vous commandez les missions.

Vous déplacez à votre guise votre équipe d'assaut (3 hommes) et votre équipe de mitrailleurs (2 hommes) ou « bazooka » (3 hommes).

 

Dans les autres jeux vous faites presque tout le boulot. Vos camarades peuvent être touchés par une balle mais ils se relèvent toujours, ils ne peuvent pas mourir.

 

Là, vous êtes responsable de la vie de vos hommes. Et en cours ou à la fin d'une mission lorsque vous ordonnez le rassemblement vous avez un pincement au coeur en constatant qu'il ne vous reste que 3 ou 4 hommes.

 

Ici pas de stratégie mais tactique obligatoire.

Où placer l'équipe d'assaut ? Plus en avant, plus en retrait ? Où mettre l'équipe bazooka ?

 

Vous compromettrez votre mission si vous positionnez mal votre mitrailleur ou si vous laissez votre groupe d'assaut trop exposé.

D'autant que l'ennemi (le « boche » en l'occurrence) est souvent supérieur en nombre. Si trop de vos hommes se font tuer, vous n'aurez peut-être plus la puissance de feu nécessaire pour l'emporter.

Comme dans les autres jeux, c'est vous qui faites le plus gros du boulot.

Il est difficile d'évaluer le nombre de victimes occasionnées par vos hommes dans les rangs ennemis.

Vous emporterez le morceau en tuant vous même une bonne partie des adversaires mais seul vous n'arriverez probablement à rien.

 

Vos hommes ne se mettent pas toujours là où vous leur ordonnez de se placer si l'endroit leur paraît peu sûr par exemple. Et ils peuvent parfois, mais pas toujours, s'abriter d'eux mêmes.

Il arrive aussi qu'ils prennent des racourcis qui les exposent au feu ennemi. Il faut se souvenir qu'ils préféreront toujours la ligne droite pour rejoindre une position.

Si comme d'habitude vous résistez plutôt bien aux tirs ennemis (l'atmosphère rougie au fil des blessures), vos hommes, comme je l'ai déjà dis sont vulnérables (dès lors qu'ils ne sont plus abrités) et l'ennemi, lui, a souvent la peau dure.

 

Comme dans un vrai combat, la plupart des balles se perdent dans la nature et  venir à bout d'un adversaire nécessitera parfois plusieurs chargeurs, d'autant que l'IA les a rendu prudents et qu'ils se planquent vite après avoir tiré.

C'est un jeu très réaliste.

 

Au fait, je n'ai pas encore dis qu'il est basé sur l'opération aéroportée de 1944 baptisée Market Garden. Ceux qui ont vu Un Pont trop loin savent de quoi il s'agit. Ceux qui ont vu et/ou lu Band of brothers (voir compte-rendu du livre ici Frères d'armes (Band of brothers) - Stephen E. Ambrose ) aussi.

 

Nous sommes en pleine offensive « Hollandaise ». L'intérêt du choix de ce thème tient au fait qu'il s'agit d'une bataille perdue et non d'une victoire.

Dans le jeu c'est encore la 101è division aéroportée qui est à l'honneur mais il ne s'agit pas ici de la célèbre Easy company.

Le jeu s'inscrit donc dans la tradition des jeux de guerre inspirés par des épisodes de la seconde guerre mondiale mais, grâce à tout ce que j'ai expliqué plus haut, se situe à mon avis un cran au dessus pour le réalisme des combats.

 

On a même droit, si on est sage, à une dose d'hyperréalisme (c'est devenu la spécialité des jeux guerriers récents) lorsqu'un tir ou un lancer de grenade sont particulièrement meurtriers, on assiste à la scène au ralenti (l'option « gore » peut être désactivée) mais, si on n'est pas excellent tireur, ça n'a rien de répétitif.

Les cinématiques ont pris un coup de vieux mais donnent les infos nécessaires.

Il y a quand même, dans cette histoire réaliste, un élément « dramaturgique » auquel on peut, comme moi, ne pas prêter attention : une histoire autour d'un pistolet d'argent ou d'or « maudit » qui a appartenu au père du héros, combattant de la première guerre. Par la suite il faut essayer de retrouver un gamin hollandais mais c'est un à-côté de la mission principale.

Autre élément réaliste, il n'y a pas de visée automatique même s'il y a une « position de visée ».

 

Vous pouvez jouer en facile, normal, vétéran et...authentique. Mais le dernier degré est verrouillé. "Authentique", cela laisse rêveur...

A l'heure où je relis ces lignes, j'y suis! J'ai sauté la case "vétéran".

A ce niveau il n'y plus d'interface : plus de boussole pour vous diriger et vous ne savez plus combien de munitions il vous reste. Aucune indication ne "pollue" l'écran.

On ne se retrouve pas pour autant en "condition réelle". On peut encore supporter un certain nombre de tirs ennemis mais il vaut mieux ne pas trop tarder à se mettre à l'abri. Il est souvent nécessaire de recommencer la mission en tentant des approches différentes, des manoeuvres de contournement par exemple.

Est-ce que le jeu est "génial" de bout en bout ? En fait cela dépend des goûts mais certaines missions ont été pour moi de véritables corvées. Par exemple lorsqu'on se retrouve aux commandes d'un tank ou obligé d'investir, seul, un bâtiment. Il y a aussi une mission éprouvante qui demande beaucoup de rapidité lorsqu'on doit parvenir à s'échapper d'un immeuble en flammes. Vous devez alors lutter contre l'incendie en plus des "boches"...

J'ai une prédilection pour les missions en extérieur, en ville ou à la campagne, heureusement les plus nombreuses. A l'intérieur d'un bâtiment même s'il s'agit d'un immense hangar à plusieurs niveaux, je me sens vite gêné aux entournures...de même je préfère de loin le fusil , y compris à un coup, aux armes automatiques. Le fusil est plus précis et j'adore le son du tir...

 

Au final c'est tout de même le jeu de guerre qui m'aura le plus passionné même comparé à des jeux plus récents comme Black ops (Call of duty) ou Modern warfare 1 et 2 (toujours Call of duty)...

 

Le numéro du mois d'août de Guerres & Histoire s'est intéressé à Ces militaires dans l'ombre des jeux de guerre virtuelles. Dans la course au réalisme que se livrent les éditeurs, les anciens soldats sont devenus des consultants incontournables pour développer ces jeux. D'après la revue le curseur a été poussé trop loin avec Brothers in Arms : conseillés par le colonel John Antal, les développeurs ont tout misé sur les situations tactiques. La même tactique (trouver l'ennemi, le clouer sur une position tandis qu'une autre escouade le contourne...) serait répétée mécaniquement de mission en mission et les joueurs se sont donc puissamment ennuyés...

 

Inutile de dire que ce n'est pas du tout mon cas. En fait chaque mission offre une situation différente et on peut très bien choisir de ne pas mettre en oeuvre ladite tactique. Il est d'ailleurs parfois impossible d'opérer une nanoeuvre de contournement. Dans tous les cas il faut savoir gérer ces hommes mais on peut, parfois, tenter d'attaquer seul. Je me souviens avoir pris seul une position d'artillerie, en la prenant à revers, pendant que mes hommes s'en prenaient aux postes avancés. 

 

Et puisqu'on vient d'apprendre, à travers la lecture d'un article du Figaro, que Les jeux de tirs sont bons pour le cerveau...pourquoi se priver ?

 

Et souvenez vous : « La ligne de mire est une ligne imaginaire passant par le centre de l'oeilleton et le milieu du sommet du guidon. »

 

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