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http://www.come4news.com/images/stories/Divers/australie_ayers_rock.jpgCe qui différencie les Américains des Europeéns c'est la structure géographique des exportations : 57% de celles des Etats-Unis sont tournées vers les pays émergents à forte croissance, 23% seulement vers la zone euro. Et du coté du marché du travail et de sa flexibilité. L'ajustement de l'emploi a été beaucoup plus rapide aux Etats-Unis ce qui permet d'y envisager une reprise plus soutenue. (Pierre-Antoine Delhommais l'Europe aux portes de la deuxième division Le Monde 4/5-4-2010)

 

 

Autant une immigration modérée est souhaitable, autant une émigration démesurée se révèle comme un véritable fléau. (Maurice Allais, prix Nobel d'économie, cité par un lecteur Le Monde 4/5-4-2010)

 

 

Sa découverte de l'univers carcéral marqué par une proportion de jeunes musulmans qu'il estime “largement majoritaires” l'a amené à s'interroger sur les mesures de prévention dont pourrait bénéficier cette population (Yanisse Warrach aumonier musulman cité par Stéphanie Le Bars Le Monde 4/5-4-2010)

 

 

 

Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, suivant les travaux du sociologue Eric Maurin, est

 

convaincu que la concentration des populations pauvres et immigrées dans certaines villes,

 

certains quartiers, arrange la société, en particulier les classes moyennes et favorisées, qui

 

évitent ainsi d'avoir à cohabiter – et à scolariser leurs enfants – avec des populations fragiles.

 

 

 

Mais sa bonne santé économique, l'Australie la doit aussi à elle-même. Le pays a mené depuis

 

quinze ans une politique volontariste de libéralisation et de lutte contre les distorsions de

 

concurrence. Un effort qui, selon un récent rapport de l'OCDE, a permis un formidable

 

accroissement de la productivité. En élève modèle, le pays a utilisé les surplus dégagés par ces

 

réformes pour se désendetter. Et acquérir des marges de manoeuvre budgétaires bien utiles en

 

temps de crise.

 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sa dette rapportée au PIB est de 15,9 %, tandis que celle de

 

 

la France atteint 84,5 % et celle de la Grèce... 113 %. (Marie de Vergès Le Monde 11/12-4-2010)

 

 

Aux Etats-Unis les revenus avant impôts des dirigeants se sont surtout mis à augmenter une fois les baisses d'impôts enclenchées par Ronald Reagan. Logique : il est plus difficile de plaider une augmentation de revenu auprès de vos administrateurs quand l'Etat vous en prend 80% (ce qui a été le cas en moyenne aux USA de 1932 à 1980). (Frédéric Lemaître Le Monde 11/12-4-2010)

 

1 milliard d'individus sont sortis de la pauvreté absolue dans les pays en développement pour rejoindre la classe moyenne grâce à la mondialisation. Personne ne peut dire que la dérégulation a été une mauvaise chose en Chine, en Indonésie, au Brésil, en Inde. La réponse à la crise n'est pas davantage de régulation (John Micklehwait, rédacteur en chef de The Economist cité par Xavier Ternisien Le Monde 18/19-4-2010)

 

L'Allemagne ? Elle n'a pas de ministre de l'industrie (tiens,tiens...) mais toute la politique du gouvernement tend, depuis des décennies à favoriser ce secteur. Schröder n'a pas hésité à devenir impopulaire (et à perdre les élections) en imposant aux Allemands des lois douloureuses favorisant la flexibilité et diminuant le coût du travail...Une note d'André Gauron décortique trente ans d'échecs des politiques dites industrielles en France. Comme les bas-salaires se concentrent dans le commerce, les services aux particuliers et la construction, pourtant peu soumis à la concurrence internationale, les exonérations de charges bénéficient à ceux qui sont protégés, Superbe ! (Frédéric Lemaître; L'avenir de la France ? La seconde division, hélas ! Le Monde 18/19-4-2010)

 

Populisme de droite ou de gauche...à droite, on joue sur la xénophobie, à gauche sur la haine des patrons...le modèle économique où la dette privée ou publique, remplaçait la hausse des salaires n'est plus viable...l'origine de la crise se trouve dans l'endettement excessif des ménages américains et européens...le reste de la société est entrainé vers les emplois de services peu qualifiés, payés 40 % de moins que les emplois industriels...qui occupera ces emplois de service ? Les plus fragiles, femmes, jeunes et enfants d'immigrés...la politique du logement doit empêcher la concentration d'immigrés, quitte à être directif. Partout où ils vivent les immigrés doivent être minoritaires. C'est la clé de leur assimilation. (Hakim El Karoui, ancienne plume de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, normalien, agrégé de géographie; Le Monde 10-11 octobre 2010)

 

...les prostituées, réduites au rang d'esclaves sexuelles pour l'immense majorité, érigées au rang de célébritées pour une poignée d'entre elles officiant dans les maisons de luxe à la fin du XIXe siècle et la première moitié du XX e, qu'il s'agisse du grandiose Chabanais, du Sphinx et du One-Two-Two...” (Sacha Méry à propos du Roman des maisons closes de Nicolas Charbonneau et Laurent Guimier; Le Monde 10-11 octobre 2010)

 

“Le système d'assurance-vieillesse de base couvrait 235 millions de Chinois en 2009. Introduit en 1997, il associe en principe les retraites par répartition, destinées à financer les pensions des anciens salariés des entreprises étatiques, et par capitalisation, à hauteur de 11% du salaire, pour les travailleurs de la nouvelle économie. Le poids des pensions des anciens salariés de la période socialiste en fait en réalité un système par répartition, déficitaire de 140 milliards d'euros par an et ne parvenant à couvrir les retraites des ruraux et des travailleurs du secteur informel, qui doivent s'en remettre à leurs familles.” (Harold Thibault; Le Monde 17-18 octobre 2010)

 

Depuis des mois, l'administration Obama a intensifié ses efforts contre les djihadistes au Yemen. Elle mène des opérations clandestines conre leurs bases et elle a eu recours aux missiles de croisière...l'administration est en guerre, particulièrement contre l'Imam Anwar Al-Aulaqui, un citoyen américain qui vit aujourd'hui au Yemen. Il était lié au major Nidal Hassan, le psychiatre militaire auteur de la fusillade sur la base militaire américaine de Fort Hood (Texas) en novembre 2009 (13 morts, 42 blessés). Il a aussi participé à la préparation de la tentative d'attentat contre le vol Amsterdam-Detroit. “Les djihadistes américains l'écoutent. Ils sont constamment sur son site Web...” estime le représentant Peter King. Son groupe publie un magazine en anglais qui explique comment “fabriquer une bombe dans la cuisine de votre mère”. (Corine Lesnes Le monde 31/10/2010)

 

Le président Obama a lancé depuis deux ans un vaste plan de réforme visant à remettre sur pied un enseignement secondaire médiocre, pourvoyeur d'une ségrégation raciale et sociale tragique : la moitié des élèves issus des minorités quittent le collègue ou le lycée avant la fin de leurs études secondaires contre un sur trois dans le reste de la population. Plus grave encore pour une nation soucieuse de son palmarès international, les classements du programme d'évaluation international PISA relèguent les Etats-Unis au fond de la classe en mathématiques et en sciences. Le président soutient la théorie du “libre choix” et les écoles dérégulées dites “charter schools” (financées publiquement mais hors sectorisation, sans syndicat ni contraintes administratives) tandis qu'elles apparaissent aux yeux des associations comme contraires à l'idée d'une école publique juste (ils accusent ces établissements de refuser les élèves les plus pauvres ou handicapés afin de ne pas prendre le risque de voir leurs taux de réussite baisser). Un film de Davis Cuggenheim célèbre les audaces éducatives du maire démocrate de Washington, Adrian Fenty. Sa politique scolaire depuis 2008 est en effet conforme au nouvel esprit du temps (dérégulation des écoles, “mauvais” professeurs et principaux renvoyés par centaines, écoles fermées par dizaines, institution de la paye au mérite des enseignants...), ce qui valut à celle qui fut sa superintendante controversée, Michelle Rhee, une notoriété nationale.” (Sylvie Laurent, Le Monde 07/11/2010)

 

La Fed va imprimer des centaines de milliards de dollars pour acheter des obligations que le Trésor américain émet pour rembourser ses anciens emprunts.” (Pierre-antoine delhommais; Le Monde 07/11/2010).

 

L'ex-ministre de la ville de 2002 à 2004, Jean-louis borloo, a profondément marqué les acteurs de la banlieue par son volontarisme : un plan de 20 milliards d'euros, passé à 30 milliards après les émeutes de l'automne 2005, et qui devrait finalement représenter 40 milliards d'euros de dépenses publiques, d'ici à 2013, pour “casser les ghettos”. Fin 2009 près de 94 000 logements sur les 293 000 programmés avaient déjà été réhabilités. Environ 58 000 logements avaient été démolis (sur 130 000 prévus d'ici à 2013), un peu plus de 28 000 reconstruits. Sans compter les investissements importants réalisés pour refaire les espaces publics et des bâtiments collectifs, dont les écoles. Mais la mixité sociale ne progresse pas. Il n'y a pas eu d'investissements sur la dimension sociale de la crise des banlieues. Le bilan de la réduction des inégalités économiques et sociales reste médiocre. Sur le plan de l'emploi, de l'éducation, de la santé, les quartiers sensibles n'ont pas rattrapé le retard accumulé. Pire en ce qui concerne la pauvreté, la situation des zones urbaines sensibles a eu tendance à s'aggraver – avant même que soit mesuré l'effet de la crise économique de ces deux dernières années.” (Luc bronner; Le Monde 07/11/2010).”

 

Un jeune sur quatre en France est issu de la diversité” (France culture, 16/11/2010)

 

Le nombre de pays très pauvres a doublé en quarante ans” (Le monde 26/11/2010)

 

En 1975, 91% des contrats de travail étaient des CDI. En 2009, ce taux était tombé à 77%. La France compte 29 millions d'actifs, 2,6 millions de chômeurs. Le salaire moyen net est de 1800 €, mais 2 millions de travailleurs ont un revenu inférieur à 908 € nets par mois et par foyer. Il y a quarante ans, 70% de 50 ans et plus travaillaient. En 2010 ils ne sont plus que 38%” (Le monde 28/11/2010)

 

Malgré une augmentation de l'épargne, les dépenses des consommateurs continuent à représenter quelque 70% de l'économie américaine” (Le monde Corinne Lesnes 28/11/2010)

 

Le taux de détention internationale particulièrement élevé de la dette publique française (plus de 70%) était hier considéré comme un formidable atout : les déficits publics étaient financés sans ponctionner l'épargne des ménages” (Le monde Pierre-antoine Delhommais 28/11/2010)

 

Mais le regroupement familial n'aurait pas grevé les systèmes sociaux et n'aurait pas conduit à des sociétés parallèles s'il avait été accompagné d'exigences d'intégration claires – obligation de suivre des cours de langue, application stricte du principe de l'école obligatoire, familiarisation avec la seule “culture générale” véritablement digne d'être défendue : la Constitution” (Le monde Der spiegel Peter Schneider 28/11/2010)

 

Tous ces pays, ceux-là et bien d'autres, vivent au-dessus de leurs moyens et devront ramener leur niveau de vie au niveau de leur production afin de satisfaire les investisseurs dont ils ne peuvent se passer. Marchés financiers ou pas, c'est le lot commun de tout surendetté...Si l'on prend les deux crises financières qui se conjuguent, celle des finances publiques et celle des finances privées, il est vrai que les peuples furent largement complices et profiteurs de la première. Ils ont poussé à la dépense publique, ont bénéficié d'avantages sociaux non financés, il leur faut maintenant rembourser. C'est le langage qu'il faudrait tenir aux Français si la classe politique en avait le courage. Mais cela ne tient pas face au désastre de la finance privée qui a précipité la catastrophe. Tout est parti d'un réseau de trafiquants qui, sous les masques respectables du banquier et de la finance, a lancé la plus vaste entreprise de fausse monnaie et de jeux clandestins de l'histoire. Car les créances non recouvrables, subprimes ou autres, ne sont pas autre chose que de la fausse monnaie et leur dissimulation dans les créances saines, la "titrisation", que des manœuvres frauduleuses visant à faire passer pour bonne des coupures contrefaites et les opérations d'arbitrages qu'un casino parasite déconnecté de l'économie réelle. (Francois de Closets Le monde 01/12/2010)

 

En France sur 2 euros de PIB, un euro est redistribué (France culture ?).

 

Tous les gouvernements du monde le savent, le moyen le plus efficace (...) pour défendre l'intérêt national [n'est pas nécessairement] le moyen le plus joli (Extrait d'un télégramme du département d'Etat révèlé par Wikileaks Philippe Bernard Le monde 05/12/2010)

 

Jusqu'ici, pour cultiver, on brûlait une zone de forêt, on déblayait, on semait à l'aide d'un baton pointu, et après deux récoltes, on devait aller brûler une autre zone, la terre étant devenue trop pauvre (Indien maya de Tabi cité par Grégoire allix Le monde 05/12/2010)

 

Les plus nantis détiennent tellement de richesse par rapport à la classe moyenne, qui assure 98% des dépenses de consommation, que cela devient dangereux. Près de 93% de tous les avoirs financiers – fonds de pension, actions – sont détenus par les 20% les plus riches, Cela veut dire que 80% des gens n'ont pas de matelas financier. Souvent ils n'ont que leur maison qui a perdu 30% de sa valeur. A long terme, cette concentration de la richesse augmente le besoin d'Etat providence (Robert Shapiro, sous-secrétaire au commerce dans l'administration Clinton, Le monde 12/12/2010)

 

Lors de notre marathon de courses, c'est un peu comme si nous avions assité en direct à l'envol de nos euros vers les coffres-forts, déjà bien remplis, de la banque centrale de Chine (2 700 milliards de dollars)...le vertige a commencé à nous saisir en comprenant que ces euros (...) allaient, pour partie, revenir en France. Ils y serviront à acheter des obligations (...), c'est-à-dire à financer nos déficits, rémunérer nos infirmières et nos instituteurs et...payer nos cadeaux de Noël (...) notre générosité contribuait directement à consolider “ la-dictature-internationale-des-marchés-financiers ” et à renforcer le pouvoir sadique de nos créanciers...nous dépensons encore beaucoup, nous dépensons trop, individuellement et collectivement, par rapport à ce que nous produisons comme richesses. La société de consommation apparait à la fin du XIXè siècle, quand les hommes commencent à utiliser leurs revenus à une autre fin qu'assurer leur propre survie. C'est d'abord une victoire sur l'estomac vide, un pied de nez à la faim...les “ trente glorieuses ” furent d'abord et avant tout les “ trente dépensières ”, avec le boom de la consommation de masse...Peut-être, avec la crise, venons-nous d'entrer, en Occident, dans les “ trente économes ”, les “ trente raisonnables ” ? (Pierre-antoine delhommais Le monde 19/12/2010)

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