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Le titre de l'expo, qui était celui du troisième roman-collage de Max Ernst, paru, sans texte, en 1934, renvoie à la fois à un appel à la charité lancée sous la 3ème République et à la Bible...

C'est au Musée d'Orsay, l'un des plus beaux musées parisiens, pour son cadre, pas forcément pour ses collections, que l'on pouvait voir les collages originaux de Max ernst.


Comme à accoutumée, dès lors que l'on a le projet d'aller voir une expo, il faut d'abord faire un détour par le vestiaire, des pancartes très explicites interdisant le port du sac à dos dans le musée.


Par contre le cabas, la sacoche, le cartable, la valise et la malle sont autorisés, si l'on part du principe que ce qui n'est pas interdit est autorisé.


Le temps se rafraîchit et je portais donc une veste. Ce n'était pas inutile sachant que selon le règlement vous devez laisser votre sac au vestiaire mais pas son contenu.


Il est interdit de laisser clefs et papiers dans le sac.

Ni tenant plus j'ai posé la question : vous n'êtes pas assez nombreux pour surveiller ?


La question était malicieuse : ils étaient 4 ou 5, ce qui aurait pu sembler un peu beaucoup, même en ce samedi après-midi.

Mais c'est alors que l'explication m'a été fourni : le problème ce n'est pas les voleurs.

Mais imaginez un peu qu'il y ait, par exemple, une alerte incendie.


Dans ce cas vous devez sortir rapidement du musée et pas question de faire un détour par les vestiaires. Vous vous retrouvez donc dehors sans papiers et sans clés : pas moyen de rentrer chez vous !

C'est tout de même très ingénieux...L'énarque (car à coup sur c'est un énarque) qui a mis au point tout le "process" n'est pas la moitié d'un imbécile.

L'été vous êtes en pantalon et teeshirt, vous devez donc bourré vos poches avec votre portefeuille, votre porte-monnaie, vos clés (voir expo quai Branly).


Solution : mettez un sac dans votre sac. Un sac plastique transparent si vous voulez manifester votre agacement ou un tout autre type de sac (sauf un sac à dos bien sûr).


Vous pouvez aussi demander aux employés du vestiaire si par hasard ils n'auraient pas un sac...


Bref c'est à vous dégoûtez d'aller voir des expos, dans les musées nationaux tout au moins...surtout quand celles-ci sont décevantes...


En effet si les gravures sont présentées dans de jolis écrins, une succession de salles de dimension réduite, chacune arborant la couleur du "livret" d'origine, elles sont également de petites dimensions et en noir et blanc bien sûr, si bien qu'une ou deux personnes suffisent à faire écran.

On ne peut pas dire que les salles étaient combles mais malgré tout il était difficile de s'approcher des oeuvres. Aussi j'ai pris le parti de parcourir rapidement l'expo, qui entre parenthèses même s'il y a plus cher, n'est pas donné : 8 €.

 

Finalement il est plus confortable de regarder les gravures de Max Ernst chez soi sur le net. Quant à moi j'avais déjà pu en admirer certaines dans le fort volume intitulé Ecritures paru en 1970 et qui rassemble nombre des écrits et des images surréalistes du peintre.


Le collage qui illustre ce papier, intitulé Oedipe (4ème cahier, mercredi, élément : le sang, exemple : Oedipe) est l'un des plus beaux et a l'avantage d'être caractéristique : sexe (ou tout au moins nudité féminine) et violence imprègnent la plupart des gravures avec un humour jamais démenti.

 

On a déjà pu voir dans l'exposition Une image peut en cacher une autre, une grande et belle toile de Max Ernst L'europe après la pluie, que voici :


 

 

On dit souvent que nous sommes dans une civilisation de l'image. C'est vrai mais cela ne date pas d'hier. Depuis 1850 en effet, comme cela est rappelé sur le site du musée, l'image sous toutes ces formes, affiche, illustration, publicité, etc, est de plus en plus présente et prégnante.

Max Ernst est déjà un enfant de l'image.

Et c'est avec beaucoup de naturel et de facilité, tout au moins en apparence, qu'il puise les éléments qui vont servir à ces collages dans des gravures du 19ème siècle ou des couvertures de romans policiers.

 

 

Tag(s) : #Expos

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