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Sous-titré Trois idéalistes dans l'enfer humanitaire, ce livre écrit en 2004 et paru chez Payot en 2005 est un ouvrage collectif co-écrit par Kenneth Cain, Heidi Postlewait et Andrew Thomson. Un américain, une américaine et un néo-zélandais.

Je souhaitais depuis longtemps lire quelque chose sur les "coulisses" et le quotidien des organisations humanitaires. C'est pourquoi mon attention avait été retenue par Les Causes Perdues de Jean-Christophe Ruffin (1999), médecin, co-fondateur de Médecins sans Frontières avec Bernard Kouchner, académicien et actuellement ambassadeur au Sénégal. Cela fait beaucoup pour un seul homme...

Mais le hasard a fait que j'ai eu l'occasion de lire d'abord ce livre, qui traite des missions de maintien de la paix menées sous l'égide de l'ONU. Il sera intéressant plus tard de comparer les 2 livres.

Je n'en avais jamais entendu parler mais apparemment il a eu un certain retentissement car il parait que Miramax a envisagé d'en faire une série télévisée...

Dans le "petit monde" Onusien en tout cas, il n'a pas laissé indifférent et d'après le 4ème de couv , l'ONU a fait subir des "mesures de rétorsion" aux auteurs ! Vive la Paix !

On les comprend un petit peu à vrai dire car le livre n'est pas tendre pour l'ONU qui, à juste titre, en prend pour son grade.

On sait déjà que certaines missions, et les plus présentes dans les mémoires concernent la Bosnie et le Rwanda, ont été réalisé avec des mandats irréalistes.

En principe les forces de maintien de la Paix de l'ONU devraient intervenir dès lors qu'une paix, même fragile, a été signée entre les parties et leur mission est dite alors d'interposition. Mais à vrai dire même ces missions d'interposition ne sont pas toujours de tout repos. Comme on va le voir au fil des pages de ce document de terrain.

Plusieurs films ont montré les impasses dans lesquelles se sont retrouvés les soldats et les personnels civils de l'ONU au Rwanda  : Hôtel Rwanda et Shootings Dogs ; ou en Bosnie : Warriors, le beau film que Peter Kosminsky a consacré aux casques bleus...

Les trois auteurs du livre qui nous occupe n'étaient pas militaires mais juriste, médecin et travailleuse sociale.

Le livre est chapitré en fonction des diverses situations d'urgence de l'ONU, de la condition Alpha (tout va bien) à la condition Echo (tout va mal). Cette construction, un peu artificielle et pas toujours validée par les faits relatés, introduit tout de même un crescendo qui donne au livre un petit coté thriller.

Les témoignages des trois auteurs alternent,  du Cambodge à Haïti, en passant par la Somalie, la Bosnie, le Libéria et le Rwanda, avec des détours par Israël et Johannesburg et des crochets par New York. 

En Nouvelle-Zélande, Andrew, le "vétéran" du groupe, assiste en 1984 à la première du film La Déchirure de Roland Joffé   Salvador, la Déchirure avec son ami Vary, un des 60 (sur 600) médecins épargnés par le régime de Pol Pot.

 En 1991 à Phnom Penh, Andrew suit les nouvelles de la guerre du Golfe sur sa radio à ondes courtes : plus d'un demi- million de GI sont passés à l'attaque...

"Au début des années 70, la guerre du Viêt-nam gagne le cambodge. En 1975 (..) un groupe de guérilla communiste; les Khmers rouges, prend le pouvoir après s'être emparé de Phnom Penh, la capitale, et décrète l'an zéro. Pendant les quatre années suivantes, les Khmers rouges tuent plus d'un million de civils."

En 79 ils sont chassés par les Vietnamiens avec le soutien de l'URSS. A la fin de la guerre froide le Vietnam est forcé au retrait. Les puissances occidentales financent une vaste opération de maintien de la paix...

Heidi, depuis peu secrétaire aux Nations Unis, est menacée d'expulsion. Ce n'est pas pour venir en aide à autrui qu'elle se porte candidate pour une mission au Mozambique mais pour "recommencer (sa) vie" et pour l'argent.

Ce sera le Cambodge où l'on organise des élections.  "Un bambin tout nu se risque jusqu'au bord du trottoir, s'assied sur ses talons et défèque. Une montagne de vers tombe en se tortillant dans le caniveau..." Heidi a travaillé dans la rue auprès des pauvres mais Phnom Pen ce n'est pas New York !

Ken, jeune juriste qui vient lui aussi d'arriver au Cambodge dans le cadre de la mission électorale, ne s'entend pas avec son patron, un Indien de haute caste qui traite tous les cambodgiens de connards.

Et pendant ce temps Ken voit "le personnel des Nations Unis sillonner la ville à toute vitesse à bord d'énormes Land Cruiser blancs. Ils ont toujours l'air de rigoler. Ils sont jeunes et classe...".

Andrew, le médecin, s'apprête lui à quitter le Cambodge pour Sarajevo. Il prend un verre avec Ken, croisé à l'hôpital où il travaillait, et se demande "combien de cambodgiens ont demandé à avoir une élection à deux milliards de dollars...Tout cet argent pourrait servir à réparer routes et ponts, à acheter semences et angrais et à nettoyer les champs de mines...".
Malgré cela Ken convainc Andrew de rester pour "sauver des vies dans les prisons".

Il y fait des découvertes : "...(les prisonniers) sont peut-être atteints du béribéri, un fléau d'une autre ère." Causée par la malnutrition, elle se manifeste par une faiblesse progressive et inexorable conduisant à la mort.
Heureusement le remède existe : la vitamine B1.

C'est parce que "Nixon a bombardé le Cambodge à la fin de la guerre du Viêt-nam et a ouvert les portes de l'enfer" que les Khmers rouges ont pu, à la faveur du chaos, prendre le pouvoir et tuer tous ceux qui symbolisaient pour eux la civilisation occidentale corrompue : avocats, médecins, professeurs, artistes, les gens qui parlaient français ou ceux qui portaient des lunettes, s'inspirant de la Révolution culturelle chinoise...

Les élections s'annoncent mal : le gouvernement multiplie les tentatives d'intimidation (le mot est faible) sur les partis d'opposition.

Et pour cause : tout est "contrôlé par l'Etat dont les envoyés sont des assassins sans foi ni loi quand ils se sentent menacés".

"Celui qui règne tue pour ne pas perdre ni être tué. Et nous débarquons comme des fleurs en brandissant le drapeau des droits de l'homme." C'est Ken qui parle.

Le style du récit, ou peut-être est-ce du à la traduction, n'est pas toujours très heureux : "(les Khmers rouges) ont tiré des coups (sous entendu : de feu) partout...". (?!)

Ken continue de se poser des questions : "...je sillonne le Cambodge en agitant mon petit drapeau démocratique, est-il bien raisonnable d'encourager les paysans à demander des comptes au gouvernement ?...".

De son coté Andrew se rend compte que "les riches meurtriers ou violeurs sortent comme ils veulent (de prison) après avoir payé un pot-de-vin alors que les pauvres voleurs de poulet n'ont aucune chance de revoir la lumière du jour."

A mesure que les élections approchent, que la violence et la peur gagnent, les fêtes se multiplient et sont de plus en plus arrosées (en tout cas pour les personnels de l'ONU !)".

Les soldats de la Paix ne semblent pas non plus toujours être à la hauteur. C'est ce que constate Ken, provisoirement hébergé par des soldats bulgares, lorsque des coups de feu tirés par des Khmers rouges se font entendre et  que la panique s'emparent des bulgares.

Heidi constate elle que le "premier jour des élections des milliers de Cambodgiens attendent déjà calmement à l'extérieur de (son) bureau de vote". C'est une merveilleuse surprise...
Quatre millions de personnes ont votés et un mémorial du génocide a été ouvert dans un lycée qui a abrité des chambres de torture pour vingt mille "ennemis de la révolution".

Après le Cambodge, la Somalie et Haïti.

En Somalie, la dictature de Siad Barre s'effondre. "La famine menace, les seigneurs de la guerre
utilisent la nourriture comme arme et prennent en otage l'aide d'urgence pour imposer leur pouvoir politique et s'enrichir".
Bush envoie des marines distribuer secours alimentaires et humanitaires.  Dans la foulée une intervention humanitaire à grande échelle dans le but d'imposer la paix et de reconstruire la nation est ordonnée en 1993 par Clinton, nouvellement élu.
Mais un seigneur de la guerre, Mohammad Farh Aidid, entraîne les Etats-Unis dans la guerre.

A Haïti, où Andrew a été envoyé, Jean-Bertrand Aristide remporte les premières élections démocratiques. En 91 les forces militaires et paramilitaires fomentent un coup d'Etat. OEA et Nations unies déploient alors une ambitieuse mission civile d'observation des droits de l'homme chargée d'enquêter sur les exécutions et les tortures, dans l'espoir de rétablir Aristide au pouvoir.

Heidi, en transit à Monbasa au Kenya, succombe aux charmes d'un "splendide Massaï". Elle constate que "d'autres femmes blanches, toutes plutôt jeunes et jolies (sont) accompagnées de leur propre guerrier massaï." Mais elle reste lucide : "me voici devenue l'une de ces riches poules occidentales qui ramassent de pauvres et séduisants habitants du tiers-monde pour une partie de jambes en l'air ! "(moyennant finances...). Et on dit que ce sont les hommes (blancs) qui fantasment sur les jolies noires ! A cet endroit du livre on pense au beau film de Laurent Cantet Vers le Sud avec Charlotte Rampling, tiré du livre de Dany Laferrière, qui s'intéresse lui aussi au "tourisme sexuel" mais à Haïti au début des années 80 et cette fois avec des femmes mûres...

On verra que le sexe occupe une place centrale dans le livre dont le titre original est d'ailleurs : Emergency sex and other desperate measures.

A Port au Prince Andrew rappelle que les "Français ont commencé à abattre les arbres (pour fabriquer des meubles en ébène pour les salons parisiens) au moment où ils occupaient l'ïle et les dictateurs haïtiens ont terminé le travail, laissant les sols se répandre dans l'océan."

Les Duvalier ne sont plus là mais des Tontons Macoutes nouvelle génération travaillent dans l'ombre de l'armée...

En Somalie, où se retrouvent Ken et Heïdi,  "un corps expéditionnaire de Rangers américains et de Force Delta est en route pour capturer Aïdid et ses lieutenants". On peut  en voir le résultat (désastreux) dans le beau film (au moins pour sa mise en scène et la photographie) de Ridley Scott La chute du faucon noir

A Port au Prince, à la morgue, Andrew reconnait, sur les corps, la signature des Macoutes : "doigts tordus d'étrange façon, cuisses et fessiers lacérés par les coups, crânes fracturés."   Les corps sans tête ne sont pas rares.

A Mogadiscio, Aidid "exploite le chaos. C'est son territoire ici, c'est lui qui fait la loi...et c'est comme ça qu'on meurt."

Ken apprend que son patron en Somalie, tenait beaucoup à son "comité de réconciliation judiciaire" et à ce qu'on verse un salaire aux juges parce que ceux ci doivent lui reverser 15 pour cent de leur salaire !

Non loin, Heidi découvre "qu'il n'y a rien de tel pour prendre son pied que de baiser en sachant que la CIA vous écoute".

A Port au Prince les tortionnaires des postes de police en plus des coups de matraques ne rechignent pas à utiliser une bonne vieille "gégène".

Toujours lucide, Heidi constate que "faire l'amour avec quelques soldats séduisants et un ou deux Somaliens qui passent ne (l)'empêche pas d'avoir conscience que les enfants sont privés d'école dans ce pays" (?!).

A Mogadiscio la siuation se dégrade. C'est Heidi qui lance cet appel  : "...Activités et convois annulés pour aujourd'hui...Nous sommes en état d'urgence. Terminé."

C'est le début de la fin.

Tout ça, "A cause d'une bande d'excités qui n'ont pas peur de mourir et qui prennent leur pied à tuer. Et à profaner (les corps de soldats américains)".

Abdi, un juge somalien que Ken aime bien ne comprend pas pourquoi alors "que Aidid était vulnérable, qu'il n'avait plus de munitions, qu'on pouvait s'emparer facilement de la zone qu'il contrôlait. Pourquoi (s)être arrêté ?". En effet Clinton vient d'annoncer que les Américains vont partir, quitter, comme le dit le sénateur Byrd, le "bourbier somalien". Pourquoi ? A cause des "sacs verts" (ceux qui renferment les corps des Rangers morts au combat).

A Port-au-prince le "problème n'a rien de militaire, il est psychologique. La peur s'est répandue comme une trainée de poudre, de Washington en Haïti. Il suffit de quelques punks à grande gueule armés de gros fusils pour que la seule superpuissance du monde batte en retraite ".

C'est l'effet "Somalie" et le résultat des dix-huit Rangers morts à Mogadiscio.

Où Ken découvre qu"'il faut être un civil pour s'imaginer pouvoir préserver la paix dans un pays sans se battre."
C'est tout le drame et le paradoxe des opérations de mantien de la paix de l'ONU.
Particulièrement bien mis en lumière, en Bosnie, dans le film Warriors.

Haẗi aussi va donc être abandonnée à son triste sort.

Bien souvent les offiers chargés de la sécurité du personnel civil ne connaissent pas leur boulot. Et il y a des morts.
Ainsi Matt le plus jeune américain de la mission est tué parce qu'on lui a donné une arme, lui qui était un civil non entraîné et non autorisé, sur une route officiellement interdite, que l'officer de la sécurité avait pourtant emprunté.

Pour Ken le pire est que "personne n'est reponsable. On rejette tout sur le cadavre".

"Yougoslavie. A la fin de la guerre froide, la Bosnie où vivent musulmans, Serbes et Croates, s'embrase. Les Serbes
mènent une campagne une campagne d'"épuration ethnique" au cour de laquelle ils expulsent systématiquement, violent et exécutent leurs concitoyens musulmans. Les forces de l'ONU chargées du maintien de la paix sur sur les lieux tandis que celles de l'OTAN patrouillent dans le ciel".
Huit mille civils adultes et enfants sont exécutés à Srebrenica sous les yeux des soldats hollandais de l'ONU.
"Passive sur le terrain l'ONU passe à l'offensive au niveau judiciaire et crée un tribunal pénal international - le premier depuis celui de Nuremberg - pour juger les crimes de guerre perpétrés dans toute l'ex-Yougoslavie."    
 
A Mogadiscio, un seigneur de la guerre local a institué la charia : des bras et des jambes sans corps sont supendus à un arbre devant l'ancien tribunal.

Ken se rend au Rwanda.
L'ONU était là quand les massacres ont commencé : 2500 soldats. Le secrétariat général savait ce qui se tramait (...) ils sont restés assis à leurs bureaux, à se consulter et à déjeuner longuement entre eux."

Les forces armés de l'ONU ont évacués dès les premiers massacres.

Et pourtant à deux heures de vol, en Somalie, des tanks, des avions de ravitaillement, des hélicoptères et des soldats étaient en train de moisir à ne rien faire pendant que des paysans ivres, armés de machette et brandissant des listes de noms tuaient 800 000 personnes au Rwanda.

Non seulement l'ONU évacue mais Clinton empêche les autres pays d'intervenir. "Laissez-les s'entretuer cette fois".

L'interahamwe, responsable des massacres a commencé par tuer dix soldats belges de l'ONU. Ils leur ont tranché le sexe et le leur ont planté dans la bouche comme Aidid l'avait fait à un américain.

En Bosnie Andrew déplore "que nous organisions des tribunaux destinés à juger les crimes de guerre pour le compte des morts alors que nous étions censés sauver les vivants".

A Port-au-Prince Heïdi apprend comment des "groupes de voisins montaient la garde à tour de rôle. Ils grimpaient sur les toits écoutaient, attendaient. Les escadrons de la mort se glissaient à pied le long des rues sombres ou débarquaient à bord de leur pick-up. La têtre couverte d'une cagoule noire ils avaient dans les poches le nom de leurs victimes de la nuit, toutes innocentes. Le premier qui les repérait sonnait l'alarme en tapant des casseroles et des poêles les unes contre les autres...peu désireux d'affronter un foule en colère, les meurtriers en puissance se dispersaient alors..."

Des élections parlementaires sont aussi organisées en Haïti. Ken assiste à l'attaque du bureau de vote où ont été rassemblés tous les bulletins devote de la région par les Macoutes qui brulent les urnes. Malgré cela les résultats dans cette région donnent le gouvernenement gagnant, avec l'aval de l'ONU.

Qu'importe, Aristide est de retour !
On sait que par la suite il va lui aussi "déraper" sérieusement...

De quoi faire perdre à Ken ses illusions :"Quel naïf j'étais au Cambodge de croire qu'une élécetion suffisait pour exporter la démocratie."
 
Au Rwanda, rapporte Andrew qui a du quitter provisoirement la Bosnie, un "gouverneur a tiré en l'air pour lancer l'hallali contre les centaines de Tutsis (enfermés dans une église)...les tueurs rentraient chez eux le soir pour récupérer et boire avant de reprendre le boulot le lendemain. Il a fallu trois jours...".

"Fondé par d'anciens esclaves venus des Etats-Unis, le Liberia, débarassé de son protecteur américain à la fin de la guerre froide ...sombre dans une guerre civile caractérisée par un effondrement  total de l'Etat et une campagne implacable de violences sadiques et gratuites... Le maintien de la paix est placé sous la responsabilité d'une force africaine indépendante de l'ONU, l'ECOMOG, dirigée par le Nigéria."

Au Libéria l'ONU fait donc du maintien de la paix  par procuration. De toute façon "le Liberia n'a ni pétrole ni intérêt stratégique (...) tout le monde s'en fiche."

De retour en Bosnie Andrew fait un calcul macabre : "il y a ici dix fois plus de reporters qu'au Rwanda pour cent fois moins de victimes" et tire des conclusions : "si des casques bleus débarquent un jour chez vous pour vous protéger, fuyez. Ou bien armez vous. Votre vie a tellement moins de valeur que la leur."
"J'étais parti pour sauver des vies et voilà que je me retrouve à compter des morts."
Il se décide enfin à abandonner son "fardeau de croyances et d'idéaux qui (lui) brise le cou".

D'après Ken, arrivé au Liberia, Kofi Annan, chef des forces chargées du maintien de la paix au Rwanda, a obligé le général Roméo Dallaire, alors sur place, a démissionner après qu'il ait envoyé un fax pour avertir de l'imminence du génocide."

Les Français eux "armaient leurs alliés parmi les extrémistes hutu qui ont ensuite commis le génocide".

Au Libéria la violence et surtout le sadisme sont à leur comble : "Des hommes en armes rôdent parmi les réfugés de différentes régions. Ils sont à la recherche de femmes enceintes. Quand ils en trouvent une ils parient sur le sexe de l'enfant. Puis ils ouvrent le ventre de la mère et sortent le foetus pour voir qui a gagné...". Les bandits apprécient la chair humaine et n'hésitent pas à "tuer un homme (pour) lui ôter le coeur, les reins et le foie pour les préparer et les manger."

Ken rentre à temps à New-York pour pouvoir "contemple(r) le bas de Manhanttan dont les ruines fument encore. C'est comme si les champs de bataille nous avaient suivis jusqu'ici." Le bon coté des choses c'est que "l'urgence (a) magnifier l'amitié, rallumer la foi, pousser les gens à se rapprocher...".

En douze (il a) appris à craindre l'arrogance et l'ambition impériale : comment savoir si une guerre est vraiment menée au nom de la Liberté ou pour satisfaire l'orgueil de nos dirigeants ?".

"Heidi (elle) n'a jamais mordu à l'hameçon. Elle avait compris dès l'époque où elle bossait dans la rue qu'il faut commencer par s'occuper de ceux qui nous entourent avant de vouloir changer le monde."

C'est le mot de la fin !   

Tag(s) : #Journal de lecture

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