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Bibi tanga, je l'avais découvert en concert à Canal 93 et j'avais été très impressionné mais j'en ai vraiment pris toute la mesure en écoutant et ré-écoutant le disque cet été.

Bibi Tanga et le professeur inlassable sont les maîtres d'oeuvre sur scène mais sur le disque ils ne sont pas seuls, loin de là.

On retrouve par exemple à la guitare un musicien qu'on apprécie particulièrement : Nicolas repac (il faut absolument écouter son album Swing-Swing, hommage electro au jazz et au blues), tandis que les "lyrics" sont parfois signés Harold Pinter, Oscar Wilde ou Robert Wyat.

Après la fin du 14ème morceau il faut se montrer patient car après une minute ou deux on a droit à un morceau caché (ghost track) intitulé episode n° 1, (pour les impatients : à 5m25s du début) signé Arthur Simonini (il joue du sax, de la basse, du piano, du violon, de la batterie (!) et est au "programming" sur 2 titres) et arrangé par le professeur inlassable.

Un bijou electro à l'ambiance envoutante avec violons et un "cut up" de voix en anglais et en français qui donnent au morceau un ton très mélancolique...on pense par moments à Allen Ginsberg mis en musique par Philipp Glass . 

Le disque commence avec Ayo (rien  voir avec la chanteuse du même nom ?). Le PI aux manettes nous mitonne un groove afro-beat aux petits oignons.   On passe ensuite à Groovyland, le bien nommé avant que Marie Griffin mèle sa voix à celle de BT sur This is how it's going to be.
Pain in my chest est plus "orientalisant".
La chanson éponyme commence par des chants d'oiseaux et une douce voix féminine, celle de Jeanne Added .

Wade in the water redonne toute sa place au groove. Crazy funny story est rythmé par un fabuleux sample de trompette. Keep that groove away est un manifeste. Lady bird c'est encore Jeanne Added.

Au fil du temps est un chant triste (en français) accompagné d'une guitare et de percussions africaines qui a pour thème l'esclavage. Talking nigga brothaz fait la part belle aux samples d'instruments et de voix jazz.
It's the earth that moves est, comme son nom l'indique, un des morceaux qui "bouge" le plus.
At war ralentit le rythme et Dom Farkas y accompagne de sa voix grave BBT. Là encore on a droit à ce qui semble être des samples de trompette et de sax mais qui sont en fait l'oeuvre de Gilles Garin (trumpet) et Eric Rahner (sax).
Chant africain matiné d'anglais pour Nzapa a bata mo accompagné par le piano de Raphaël Garraud.
Loin de s'enfermer dans l'afro-beat les deux compères explorent les contrées musicales les plus diverses, du chant africain à la house, en passant par le jazz, le funk, la soul, le blues, le negro spiritual, la ballade, sans jamais oublier de groover...
BBT chante en anglais mais aussi en songo et en français.

Un disque où rien n'est à jeter (que du très bon !) mais qui demande plusieurs écoutes pour en apprécier toutes les subtilités...Un disque à la production soignée, jamais surproduit...

Un son unique, plein de chaleur, d'une invention de tous les instants...le disque de l'année 2007.

Bibi Tanga et le professeur inlassable sont devenus Bibi Tanga et les selenites (les habitants de la lune ?) pour le disque Dunya à sortir à l'automne 2009 aux USA et dans le reste du monde...


Tag(s) : #Fou de musique (journal discographique)

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