Soulchronic : chronique de l'âme, en fait je ne suis pas
sûr de l'existence de l'âme mais si elle existe alors des
artistes comme Ray Charles et tous ceux qui ont fait la Soul ont su la mettre en musique et lui donner
une voix... "la fonction de l'écrivain est de faire en sorte que nul ne puisse ignorer le monde et que nul
ne s'en puisse dire innocent" Russel banks
"Ce n'est pas une image juste, c'est juste une image" Godard
Evocation de la vie
et de la destinée du patron de syndicat Jimmy Hoffa, rebaptisé ici Johnny Kovac, F.i.s.t., (poing) réalisé en 1978 par Norman Jewison, offre à Sylvester Stallone un rôle à sa
(dé)mesure.
Dans la lignée de Rocky et de Rambo, il s'investit d'ailleurs à cent pour cent, participant là encore à l'écriture du scénario.
Si la réalisation de NJ (l'Affaire Thomas Crown) manque de finesse, le portrait lui ne manque pas de force.
Dans les années 30 aux Etats-Unis, face aux démonstrations de force patronale (milices et autres briseurs de grève) les routiers n'ont pas d'autre choix ("on a toujours le choix") que de s'allier à
des voyous et plus tard à la mafia.
Syndicalisme, mafia, politique et trahisons sont donc les ingrédients de ce film qui mérite d'être redécouvert.
A comparer au Hoffa de Danny de Vito avec Jack Nicholson de 1992.