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Après Last Days, évocation tragique et poétique des derniers jours de Kurt Cobain, le chanteur du groupe Nirvana, réalisé en 2005 par Gus Van Sant, Anton Corbijn signait deux ans plus tard Control qui raconte l'histoire du groupe mythique de la fin des années 70, Joy Division.
Je n'ai pas ou très peu de culture pop-rock mais depuis qu'un ami m'a fait découvrir il y a déjà quelques années la musique de Joy Division, le groupe fait partie de mon panthéon personnel.
Il y a vraiment quelque chose d'unique dans leur musique aux mélodies sombres et belles.

Dans le film la traduction systématique des chansons, sous-titrées, permet en outre de prendre vraiment la mesure de la force poétique des textes.

A travers l'histoire du groupe et de sa musique, c'est surtout à la personnalité de son leader et chanteur, Ian Curtis, qu'Anton Corbijn s'est intéressé.
Féru de rock et de poésie, Ian , adolescent qui a grandi dans une petite ville plutot grise du nord de l'angleterre, rejoint un groupe de rock à la recherche d'un chanteur. Il épouse sa petite amie et ne tarde pas à être père. Le jour il travaille dans une agence pour l'emploi.

Sam Riley interprète à la perfection, et de manière intériorisée, les tourments de celui qui, à un tournant de sa vie, n'a pas su choisir et a préféré, à 23 ans, en finir avec la vie.

Photographe, Corbijn avait réalisé les pochettes du groupe. Comme dans son travail de photographe, il a préféré le noir et blanc à la couleur pour son film. Il a aussi opté pour une stylisation et un minimalisme qui n'enlève rien au réalisme mais confèrent au film une grande puissance d'évocation. Sans atteindre tout à fait à l'abstraction et, disons le, au génie qui caractérise Last Days, où les séquences, en couleurs cette fois, s'enchaînent sans ordre apparent, Control n'en est pas moins un authentique chef d'oeuvre. 



Tag(s) : #Cinéma & DVD

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