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Ces 2 films ont en commun d'avoir pour personnage principal un journaliste qui va jouer le rôle de témoin d'un évênement historique. Dans le premier il s'agit de James Wood, grand acteur, aujourd'hui obligé de tourner pour la télévision (il est le procureur de la série Shark). Il interprète alors Richard Boyle, rôle pour lequel il a obtenu un oscar,  un photographe de guerre qui a réellement existé mais sur lequel on trouve peu d'informations sur internet...Le salvador est en pleine guerre civile. Boyle, plutôt dans la mouise, espère se refaire avec un reportage exclusif. Il entraine dans l'aventure un mai peu préparé à ce type d'expérience (JIm Belushi). Oliver Stone réalise ce film en 1985. On y voit les américains s'enfuir la queue basse (dans la Déchirure aussi) et ça m'a remis en mémoire les images assez terribles de l'abandon (dans tous les sens du terme) du Vietnam. On y voit aussi, en direct,  l'assassinat de Mgr Romero. La junte militaire au pouvoir s'oppose à la guérilla marxiste. John Savage campe un photographe qui perdra la vie pour obtenir The Photo...James Wood est vraiment bluffant et n'a pas volé son oscar. Stone ne fait pas à proprement parler preuve de sobriété (plus en tout cas que dans JFK, voir billet du 19/12) mais en tout cas il s'attache à montrer toutes les parties en conflit. D'un style moins enlevé la Déchirure (Roland Joffé, Mission, 1985 aussi !) a pour mérite de faire de l'indigène, de l'autochtone, un personnage à part entière et pas seulement un faire valoir du "blanc". En fait il y a 2 films en 1. Le premier se termine lors du départ forcé du journaliste (Sam Wasterton déjà au générique, il me semble, de Sans retour, voir 2 janvier, ou bien de Retour en Enfer ?) du Cambodge. Le second raconte la survie de Dith Pran, journaliste également, dans un camp de travail Khmer rouge puis son évasion...et montre bien comment même (surtout) les enfants étaient endoctrinés, tendre glaise facile à modeler. On voit une petite fille demander à un prisonnier qui travaille dans une rizière de montrer ses mains. Celles-ci étant sans doute trop lisses (des mains de bourgeois) elle enveloppe sa tête d'un sac plastique et il est entrainé à l'écart...Les douces joies du communisme réel (on peut aussi lire avec profit Prisonnier de Mao de Jean Pasqualini) ...mais au moins "dans les rizières ils ont à manger" (voir allusion à Françoise Giroud, 5 janvier). Finalement Dith s'en tire et retrouve son ami...Parfois les happy-end ce n'est pas si mal... 
Tag(s) : #Cinéma & DVD

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