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On ressort secoué de la vision du dernier opus de Clint Eastwood, L'Echange. On y a bien plus peur que devant la plupart des films d'horreur. Basé sur une histoire vraie qui s'est déroulée dans les années 20-30, le film raconte l'histoire d'un enfant disparu puis rendu quelque temps après à sa mère (Angelina Jolie). Seulement ce n'est pas le même enfant. La mère n'aura de cesse de réclamer que l'enquête ne soit pas classée et qu'on continue de chercher son fils. Elle est internée d'office sur ordre de la police de Los Angeles.
Un prédicateur (John Malkovich) qui a pris fait et cause pour elle la fait libérer.
Pendant ce temps un meurtrier en série enlève des enfants et les tue dans des conditions atroces. A t-il aussi enlevé l'enfant disparu ?
Eastwood, qui ne joue pas dans son film, dénonce la corruption généralisée de la police du LAPD, plus apte à soigner sa publicité et à se remplir les poches, qu'à mener à bien ses enquêtes. Il s'en prend aussi aux mesures d'internements d'office, avec la complicité du corps médical, visant à écarter les femmes qui, par exemple portaient plainte contre la police. Au début on croit avoir affaire à un film en noir et blanc mais en fait les couleurs sont extrêmement travaillées. Un film majeur de sa filmographie.
On a peu l'occasion de rire avec L'Echange en revanche on rit beaucoup devant Burn After Reading des frères Cohen. Mais attention on rit souvent jaune (ou noir). D'une réalisation soignée (comme toujours) le film exploite la veine comique des 2 frères qui a déjà donné par exemple Intolerable Cruauté (2003). Mais Burn est plus drôle, plus sombre, plus sanglant aussi. Un employé de salle de gym trouve un CD contenant des données classées Secret Défense. Avec une collègue il décide de faire chanter l'ex-analyste de la CIA (viré pour cause d'alcoolisme) sur l'ordinateur duquel ces données ont été copiées par sa femme décidée à demander le divorce.  Après ça tout s'emballe. Finalement Burn rappelle leur premier film Sang pour Sang (1984) qui pratiquait le même humour à base d'hémoglobine et aussi Fargo (1996).
Ce n'est pas un chef d'oeuvre comme Miller's Crossing (1991), Barton Fink (1991) ou plus près de nous No Country for Old Men, encore qu'il devrait se bonifier avec le temps, mais on passe un très agréable moment avec parfois en plus un sentiment de malaise voulu par les auteurs devant ce film qui réunit un casting impres- sionnant : Brad Pitt, Georges Clooney, France Mc Dormand, John Malkovich (au générique des 2 films), tous à contre-emploi mais aussi JK Simmons (Spider Man, Juno) ou Richard Jenkins (Six Feet Under).
Tag(s) : #Cinéma & DVD

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