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Hier j'avais trop mal aux cheveux pour faire autre chose que "légumer" devant la télé. Je me suis tapé les  2 parties d'un médiocre film d'héroïc fantasy dont j'ai déjà oublié le nom mais aussi l'excellent Seven Sword, un remake des 7 samouraïs signé Tsui Hark. Le tout sur la TNT. Le Potter du titre n'a pas pour prénom Harry comme on pourrait si attendre mais...Chris. Chris Potter, ma découverte musicale de cette fin d'année. Il fait gémir et pleurer son saxophone comme personne...puisqu' Harry Potter c'est fini, vive Chris Potter !    
Klute est parait-il un film culte. Je n'en avais jamais entendu  parler mais j'ai voulu le voir, d'abord parce que j'aime beaucoup les histoires de détective privé, dans les livres comme à l'écran, et ensuite parce que Donald Sutherland (Mash, Space Cow-boys) en détective privé, ça me paraissait une idée intéressante. Il est parfaitement à la hauteur, à la fois sobre et inquiétant. Le PDG d'une grande entrepise disparait. Klute, policier dans une petite ville de Pennesylvanie et ami du disparu, accepte de le rechercher après que le FBI ait fait chou blanc. Son enquête le conduit à New York, où il n'a jamais mis les pieds, sur la piste d'une call-girl...Réalisé en 1971 par Alan J Pakula (encore lui ?) on peut qualifier Klute de polar Pop. Filmé en cinémascope, privilégiant les vues frontales, les plans séquences et les travellings, Klute est effectivement un petit bijou Pop. Scénario et personnages ne sont pas pour autant sacrifiés sur l'autel du Beau. Son rôle a d'ailleurs valu à Jane Fonda, éblouissante, un oscar et le scénario en a obtenu un autre. Les séquences chez sa psy, qui ponctuent tout le film, sont particulièrement réussies . Roy Scheider (Les Dents de la Mer) interprète à la perfection un petit dealer. Un film à redécouvrir de toute urgence. Sans doute le chef d'oeuvre de Pakula.
Dans ma grande ignorance je croyais que Bastogne se référait à la bataille d'Italie mais il s'agit bien sûr de la bataille des Ardennes. C'est un film de 1949 réalisé par Wiliam Wellman sur un scénario de Robert Pirosh, lui-même vétéran de cette bataille, mais on se croirait parfois dans la Patrouille Perdue (John Ford, 1934) sauf qu'ici la neige a remplacé le sable du désert. Les 2 films ont été tournés en noir et blanc. Les soldats américains apparaissent comme de grands enfants rigolards et on craint un instant avoir affaire à une comédie troupière. En fait on se rend vite compte qu'il s'agit d'un grand film de guerre, réaliste et finalement assez sombre. Les hommes ne rêvent que d'une chose : la relève. Mais celle-ci ne vient jamais et on leur demande de se battre encore et encore. Il faut absolument stopper la contre-attaque allemande. A la fin du film un rayon de soleil transperce enfin les nuages. C'est doublement un symbole de vie : l'aviation va pouvoir les secourir. Superbement restauré et filmé, le  film vaut aussi pour son casting haut en couleur.
La Victoire en Chantant est le premier film de Jean Jacques Annaud, sorti en 1976 après presque 10 ans de préparation. En Afrique une petite communauté de colons français apprend que le pays est en guerrre contre l'Allemagne. Ni une ni deux ils décident d'aller en découdre avec la communauté allemande toute proche. Bien entendu ils prennent une déculottée. Un jeune géographe, qui jusqu'à présent semblait le seul à personnifier la Raison, prend les choses en mains pour organiser la défense. En fait il s'empare du pouvoir. Pas un personnage dans ce film pour rattraper l'autre et les représentants de la religion ne sont pas les mieux lotis. Annaud brosse une galerie d'individus plus médiocres les uns que les autres. On pense aux pages que Céline consacre à l'Afrique dans Voyage au Bout de la Nuit. L'amusant ce sont les commentaires que les africains font sur les blancs. Inspiré d'une histoire vraie le film souffre d'une réalisation trop molle mais doit être vu pour la page d'histoire qu'il nous offre et sa galerie de portraits emmenée par Jean Carmet. 
Le même jour j'ai regardé Indochine, autre film sur les colonies mais cette fois on est en Indochine, avec Catherine Deneuve en vedette.  Régis Warnier est un peu notre David Lean (Lawence d'Arabie) même si il n'a sans doute jamais bénéficié des mêmes budgets. Il s'agit d'une fresque historique qui ne manque pas d'envergure. On apprend que dès les années 30, bien avant Dien Bien Phu, les communistes oeuvrent déjà à la libération de leur pays. Une Histoire qui ne s'arrêtera d'ailleurs pas là  puisqu'il y aura ensuite la guerre du Vietnam. Le film a aussi le mérite de montrer la force du lien qu'il y a pu avoir entre nos 2 pays.    
Tag(s) : #Cinéma & DVD

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