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Pour commencer dîner fin chez les rupins au Rimal, excellent restaurant libanais situé boulevard Malesherbes, tout près du parc Monceau, dans le 17ème arrondissement de Paris. En plus de ce que nous avions commandés, les manoeuvres de Catherine auprès d'un serveur nous ont permis de goûter à un plat unique réalisé à la demande d'un groupe de 30 clients et servi dans un plat géant : agnelet, riz, amandes, cacahuètes...Délicieux ! De même nous avons droit à notre part du dessert tout aussi pantagruélique destiné au même groupe : un gâteau au fromage arrosé d'eau de fleur d'oranger. Complètement aphone, Sophie, pour une fois, ne nous a pas saoulés de paroles (je plaisante !). Pour un mardi soir (ces dames ne travaillent pas le lendemain)  la fréquentation était loin d'être négligeable. Il avait été aisé de se garer à proximité. Il sera de même facile, plus tard, de trouver à se "parker" près de la place du Chatelet. 

Nous n'allions pas en rester là !


Retour au Sunside (après le concert de l'été dernier), rue des Lombards à Chatelet, pour un concert impromptu de Lyambiko, une chanteuse germano-tanzanienne inconnue de nos services. Dans la voiture nous avions déjà écouté Nneka une autre chanteuse d’origine africaine installée en Allemagne qui elle fait plutôt dans la nu-soul matinée d'afro-beat. Après l’Angleterre (Amy Winehouse), l’Allemagne qui nous a déjà donné la chanteuse Ayo (compagne de l'excellent reggae-man Patrice).

Son « Band » est constitué de 3 musiciens expérimentés, également inconnus de nos services, qui forme un trio classique, piano, batterie, contrebasse. Arrivés pour le second set nous nous sommes demandés avec angoisse si la chanteuse n’avait pas plié bagages, le trio ouvrant le ban sans elle. Tout de suite nous sûmes à qui nous avions à faire.

Juste avant prenant prétexte d'un tour aux toilettes, j’étais descendu écouter le groupe qui se produisait au sous-sol, au Sunset. De jeunes musiciens, dont 2 sax, tout à fait honorables mais la comparaison avec le trio du sunside ne jouait pas en leur faveur. Le trio en question (qui a de la bouteille) a pu nous montrer qu’ils n’avaient nul besoin d’une voix et qu’ils se suffisaient à eux mêmes. C’est tout de même avec plaisir que nous accueillîmes l’arrivée de Lyambiko qui nous régala d'emblée d’un titre des Beatles. Elle n’a pas de prime abord une voix très impressionnante mais elle en joue avec élégance et originalité. Lors de son interpétation de My Baby just cares for me de Nina Simone notamment, pleine de ruptures de tons. Elle nous a aussi gratifié in fine d’une très belle version de Ne me quitte pas. Elle sait se mettre en retrait et ses musiciens ont pu s’exprimer librement, menés par un pianiste solide et inventif, épaulé par un contrebassiste expressif et un batteur très juste. Une chanson tanzanienne a permis au batteur mais aussi à ses compagnons de nous montrer leur talent pour les percussions. Myriam Makeba a également été à l’honneur. En restant strictement dans les limites du jazz, sans jouer ni world music ni jazz-rock, ils ont su néanmoins faire partager un jazz qui à sa manière synthétise et syncrétise toutes les musiques du monde. 

Tag(s) : #Concerts

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