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Après avoir reçu un choc en écoutant à la radio une version live de Take Five que je ne connaissais pas (voir précédent article), je me suis procuré, outre The dave brubeck quartet at carnegie hall (21/02/63, soit 5 jours après ma naissance !), Jazz impressions of new york (1964) et Jazz impressions of japan (64 aussi, j'ai l'impression que le quartet ne chômait pas à l'époque...).  A carnegie hall, la présence de Joe morello aux drums donne au jazz  "blanc" de Brubeck une tonalité nettement plus percussive. Je n'ai même pas rajouté de basses pour écouter le disque sur ma chaîne, pourtant une manie chez moi...St louis blues, le 1er titre, dure pas moins de 11: 59 et on ne peut pas dire que l'ennuie nous gagne. Tout au plus certaines "accroches" de Brubeck au piano ont-elles parfois un peu vieillies. Pour le  reste ça tient drôlement bien la route. Il ne faut surtout pas louper le solo de batterie à la fin du morceau. Les autres titres sont du même tonneau. C'est toujours un plaisir de retrouver le son de Paul Desmond  dont le sax alto est à la fois juste et élégant. Tous les morceaux ne sont pas rapides, il y en a pour tous les goûts. Comme souvent dans ces cas là je n'ai pas ressenti la même émotion en écoutant Take five que lorsque je l'avais découvert à la radio. Il m'est arrivé d'arrêter la voiture (lorsque c'était possible) pour mieux profiter d'un titre qui passait sur TSF ou Nova. Lorsqu'on écoute la radio on est "cueilli", surpris, tandis que lorsqu'on écoute un disque, naturellement on sait ce qu'il y a dessus...Si on connait pas encore le disque bien sûr on peut ressentir le même type d'émotion provoqué par la découverte ou la redécouverte...Cette version de Take five quand même c'est quelque chose...
Des 2 autres disques j'ai surtout retenu Jazz impressions in japan, très couleur locale et donc passablement exotique mais jamais avec excès. Les "japonaiseries" constituent surtout les ponctuations d'un disque profondément zen. Une curiosité : le très swinguant thème de la série télé Mr Broadway (je ne connaissais pas), Toki's theme.    
On écoute les Ronettes (Phil spector, voir "brève" précédente) avec le même plaisir que les autres grands groupes vocaux féminins noirs de l'époque, les Supremes, les Marvelettes, Martha reeves & vandellas...         
Avec Alice Russell (Under the munka moon II) on quitte les années 60 pour être propulsé...en 2006. Mais elle nous fait quand même voyager dans le temps dans la mesure où elle semble s'être donner comme objectif d'interroger les racines blues du rock (I love you more than you'll ever known, I don't need this trouble). Encore une blanche à voix noire au fait. Avec I'm just here une discrète touche électro nous ramène plus près de nous (ça veut dire quoi ça ?). Piano subtilement jazz, groove discret mais toujours présent. Le tube arrive avec Hurry on now qui revisite à sa manière (discrète, groovy, etc) le bon vieux reggae, peut-être même le ska ? Ce qui est surprenant avec  ce disque c'est la variété des morceaux. On grimpe encore d'un cran avec le splendide Don't worry.  Je vous laisse le soin de découvrir la suite. Moi je me suis régalé. Un disque incontournable, qui va crescendo, entre soul, jazz, électro, house, funk...ne passez surtout pas à coté de Do it (9) !  Et pour les amateurs de (bonne) techno impossible de zapper le dernier morceau To know this...  
Retour au jazz avec Avishai cohen (né en 70), également découvert sur TSF. Il a joué avec Chick corea et Roy hargrove. Les musiques noires autres que le jazz offrent des séductions immédiates, celles du jazz sont plus profondes et donc moins accessibles !  La musique d'Avishai cohen, exigeante mais jamais ennuyante, toujours vivante, constitue une bonne passerelle entre les 2 univers. C'est l'oud que l'on remarque d'abord en écoutant Continuo (2006 aussi). Avishai Cohen n'est pas pianiste, cette fois le leader est un bassiste, acoustique et électrique. On voyage en orient mais pas seulement  avec ce disque qui sait captiver même avec les titres les plus lents. C'est tout l'art du contrepoint. Je recommande Ani maamin (4) dont le groove profond vous ravira. Et Continuo qui clôt en beauté l'album. Avishai cohen a depuis commis Gently disturbed (2008) avec l'excellent Chutzpan (dont on peut écouter le début sur fnac.com).  
Tag(s) : #Fou de musique (journal discographique)

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