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Bill Krohn dans le numéro d'octobre des Cahiers du Cinéma distingue parmi les films de guerre les films de combat dont Air Force (Howard Hawks, 1943) fut un prototype. C'est en fait Jeanine Basinger qui a défini ce sous-genre regroupant : "(des) film(s) dans lesquels les personnages sont continûment en situation d'affrontement".  Dans ces films les batailles sont représentées, il y a des blessés et des morts. Pour ma part j'avais différencié ce que j'appelle les films de commando qui parmi les films de guerre sont ceux qui ont ma préférence. Je pensais en premier lieu à La 317ème Section de Schoendoerffer, sans doute mon film de guerre préféré.

On peut y rattacher Aventures en Birmanie, excellent film avec Errol Flyn ou Cote 465 avec Robert Ryan. Certains de ces films sont des films de propagande, comme Air Force : l'équipage du bombardier, qui subit plusieurs attaques, ne déplore qu'une seule perte, aucun d'entre eux ne connaît la peur et si l'un d'eux au début du film ne pense qu'à une chose quitter l'armée, il révise bien vite son jugement et devient le plus combatif de ses compagnons. 

Admirablement restauré ce film en noir et blanc, bien que tout entier voué au nécessaire sursaut américain après la défaite de Pearl Harbour, montre bien le choc qu'a representé cette bataille perdue. C'est certes un film de propagande. Mais il est signé Howard Hawks. Ce qui fait une sacrée différence. Le discours de Roosevelt qui annonce de manière martiale l'entrée en guerre des USA est presque entièrement cité. Pour autant le quotidien des pilotes et de l'équipage des bombardiers est admirablement rendu et à la fin du film on a du mal  à quitter ces hommes courageux, bien déterminés  à rendre la monnaie de leur pièce aux japonais.   

 

D'autres films dénoncent la folie de la guerre, ses tourments et ses horreurs. Ainsi Le Temps de la Colère sous-titrée Quand la terreur semble sans fin qui propose en outre au travers de flash back un aperçu de la vie civile du personnage principal juste avant son incorporation. Ce n'est donc pas un pur film de combat même si la plupart du temps il se situe au front.

Le Temps de la Colère est un film de 1956 réalisé par Richard Fleisher (l'Etrangleur de Boston, voir cinéma&dvd). Pendant la seconde guerre mondiale, un riche propriétaire du Sud, Sam Gilford (Richard Wagner)  qui vint d'épouser la fille d'un colonel de la garde républicaine, est appelé sous les drapeaux lorsque les Etats Unis entrent en guerre. Dénonciation en règle de la guerre, avec son lot d'horreurs et d'absurdités, ce film met aussi en avant la fraternité des hommes au combat au-delà des différences sociales. Alors qu'il traitait plutôt mal ses fermiers, la guerre fait prendre conscience à Sam que tout être humain mérite le respect. Un de ces amis du sud promu lieutenant  tue accidentellement 3 des plus proches camarades de combat de Samuel. Furieux il le frappe et manque de le tuer. Cela lui vaut le choix entre 10 ans d'emprisonnement où rejoindre un avant-poste. Avant cela il avait du subir la perte de son beau-père, tué par un franc-tireur. Là-bas la situation n'est pas reluisante : entre les attaques japonaises et les humeurs du capitaine l'existence devient presque intolérable. Décoré de la Silver star, Sam n'en est pas moins sujet à de brusques poussées de désespoir. Le happy end de rigueur est cette fois le bienvenu : c'est une bouffée d'oxygène.     

Attaque, Au-delà de la gloire et l'Enfer est pour les héros sont encore des exemples illustres du genre, versant antiguerre.   

 

 

Tag(s) : #Films de guerre

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