Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 23:24
Je viens juste de voir Gomorra. Lorqu'il fait nuit dehors et que l'on sort seul de la salle, on ne se sent pas très rassuré. C'est un film coup de poing. J'y reviendrais. 
(le lendemain) Tout du long pendant la séance je me disais : "c'est un bon film mais il manque un petit quelque chose". Pourtant à la fin, j'étais secoué. En fait depuis quelque temps (je change un peu de sujet) j'ai un peu de mal avec les salles de cinéma. J'ai tendance à voir les défauts de l'image, exagérés par le grand écran. Je pense que je regarde trop de DVD et que cela a un peu déformé ma manière de voir les films. Gomorra, par exemple, mais aussi Mesrine (1ère partie) sont des films à mon avis plus fait pour le petit écran. Matteo Garrone a délibérement choisi une image et des couleurs un peu grises. Cela sied mieux à son sujet. Gomorrase propose, après le livre de Roberto Saviano bien entendu beaucoup plus dense, de montrer la mafia (la camorra, la branche napolitaine) au quotidien. On a pu dire que c'est l'anti-parrain. En fait il y a tout de même des rapprochements entre les films de Coppola et Gomorra. Le titre est tout de même bien trouvé : Gomorrhe + camorra = Gomorra. Gomorrhe est cette ville pécheresse détruite "par une pluie de feu venant de Dieu au temps d'Abraham". Tout le film ou presque se passe dans une incroyable et moderne cité de béton, dont on peut voir un exemple en réduction à Noisy le grand, pleine de coins et de recoins, abritant les pires trafics, alors même qu'au niveau au dessous un mariage est celébré. Le film, antispectaculaire, s'ouvre néanmoins sur une séquence étonnante pendant laquelle des mafieux s'adonnent dans un salon de beauté aux UV et autres soins. Au départ on ne comprend pas où on se trouve et il y a presque un coté science-fiction dans les premières images. Mais très vite, dans l'atmosphère rassérénante du salon, la violence se déchaîne. Ensuite le film se construit autour de quelques figures : 2 adolescents qui se prennent pour des caïds, un "entrepreneur"  qui a une trop bonne tête, spécialisé dans le ramassage des ordures, un gamin recruté par une bande, un "assistant social" de la mafia, à l'allure de pacifique fonctionnaire, qui distribue des liasses de billets, selon une liste préétablie, à certains nécessiteux de la cité, et un tailleur travaillant dans un atelier, débauché par des chinois désireux de s'offrir des cours de couture. A partir de ces personnages MG dessine une fresque inouïe, à vertu pédagogique, mais sans jamais oublier qu'il fait du cinéma. On apprend à la fin que la camorra est la plus sanglante des mafias, 4000 victimes en quelques années et quelques autres informations qui font froid dans la dos. A voir absolument.
Par coltrane - Publié dans : Cinéma & DVD
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 19:43
Premier film sur la guerre du vietnam, alors que le conflit a commencé 4 ans auapravant, Les bérets verts est pour l'essentiel un film de combat et de propagande dans la lignée d'Air force (voir article Films de combat)
Sorti en 1968, il est coréalisé par John Wayne himself et Ray Kellogg. Le président Lyndon Johnson a donné sa bénédiction et l'armée a mis ses moyens à disposition. Le film est en gros divisé en 3 parties. D'abord, sur le sol américain, on assiste à une conférence en plein air pendant laquelle un journaliste de "gauche" tente de mettre en défaut les 2 sergents chargés d'expliquer l'engagement américain dans le conflit. Le journaliste en question (David Janssen) choisira finalement d'aller voir sur place. C'est en montrant des armes et des munitions choinoises, russes ou tchèques, saisies sur place, que les militaires s'efforcent de convaincre l'assistance qu'il s'agit tout simplement de lutter contre l'hégémonie communiste. Et aussi d'aider ceux qui sur place sont tués ou torturés. Il faut dire aussi qu'en face, les scénaristes ont pris soin de faire en sorte que les arguments soient faibles.
Il y a un coté western dans la deuxième partie lorsque les hommes doivent renforcer leur camp, situé en plein territoire indien, pardon, vietcong. Le génie donne la main et un soldat particulièrement débrouillard se procure par le larcin ce qui manqu à la troupe. C'est le même homme qui s'attache à un petit orphelin surnommé "cabochard". Le camp subit à intervalles réguliers des tirs des mortiers. Et les espions vietcongs sont parfois déjà dans la place.  L'attaque a lieu et les hordes viets submergent les défenses malgré une défense héroîque. C'est plutôt bien fait mais Il y a des images assez ridicules de viets au coude à coude, ça fait un peu invasion de fourmis, alors qu'on doit toujours veiller aux "distances". Les américains et leurs protégés battent en retraite mais un bombardier surgit et mitraille tous les viets d'un coup. Là on est sans voix. L'avion est manifestement en altitude et on ne comprend pas très bien ce qui se passe. Des chasseurs à la rigueur ou si l'avion avait largué des bombes...En tout cas dès le lendemain les américians pourront reprendre possession du camp.
Logiquement ça devrait s'arrêter là mais il y a une 3ème partie...dont je parlerais plus tard !  
Si le colonel John Wayne est très présent à l'écran, il n'est pas tout seul et les américains travaillent d'ailleurs main dans la main avec leurs homologues vietnamiens, représenté ici par un capitaine. Les bérets verts soignent les populations locales et protègent les villageois.  (en construction)  
Par coltrane - Publié dans : Films de guerre
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 18:15
Enemy mine est un film de 1985 un peu (complètement ?) oublié de Wolfgang Petersen, un cinéaste inégal, capable du meilleur (Le bateau 1981, son chef d'oeuvre, à voir en version longue), du bon (L'histoire sans fin 1984, Dans la ligne de mire 1993 etun peu en dessous, Air force one 1997 ), du moins bon (En pleine tempête 1999, Troie 2004, ) et du pire (L'aventure du poséïdon, inutile remake 2005). Un drac (un reptile extraterrestre) et un homme se retrouvent échoués sur une planète assez inhospitalière, après avoir livré combat dans l'espace. Ils tentent de s'entre-tuer puis s'entendent pour subsister. 
En ce qui concerne la planête, et donc les décors, mais aussi les trucages, on a parfois l'impression d'être chez TIm Burton (pour la beauté de certaines images) mais parfois aussi dans cette série et ce film de science fiction dont j'ai oublié le nom (et que je ne retrouve pas sur internet) dans lesquels les personnages sont des marionnettes. Il s'agit des Thunderbirds (les Sentinelles de l'espace), merci soeurette ! 
Il y a donc du bon mais aussi beaucoup de mauvais dans ce film qui a des idées (le drac qui tombe "enceint") mais n'a pas non plus peur du ridicule (les dialogues le sont souvent). Je ne le recommande donc qu'à titre de curiosité et aux fans de Dennis Quaid (Le jour d'après).    

En revanche l'Aube Rouge (John Millius, 1984, L'adieu au roi 1989, d'après Schoendoerffer) est un authentique navet. Comme réalisateur JM n'a finalement pas fait grand chose. Il y a quand même eu Conan le barbare en 1982. Philippe, un copain, considère ce film (Conan) comme l'un de ses préférés.
Les russes et les cubains s'allient pour attaquer l'Amérique. Un groupe d'adolescents organise la résistance. C'est mal fait, plutôt mal joué et outrageusement patriotique. Je ne sais pas comment j'ai pu allé jusqu'au bout. Pas étonnant que ce film est si peu fait parlé de lui. A noter quand même : Charlie Sheen, Patrick Swaize et Lea Thompson (Retour du futur) à leurs débuts. 

Par coltrane - Publié dans : Raretés et nanars SF
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 13:25

La semaine a été propice aux découvertes. Mercredi j'ai déniché 2 livres : Airport d'Arthur Hailey (poche, un suspense de 1967, adapté au cinéma) et La Forteresse Noire de F. Paul Wilson (fleuve noir, 1981, des SS sont confrontés à une créature surgie des ténèbres, également  adapté au cinéma) et un film : La légion saute sur Kolvézi (Raoul Coutard, 1979). Samedi je trouve plus de trésors encore à la brocante du Père Lachaise. 5 livres : Le débarquement de Georges Blond (fayard, une édition de 1951), Gomorra de Roberto Saviano (2007, gallimard, du neuf à prix réduit, aussi au cinéma), La suisse lave plus blanc de Jean Ziegler (1990, seul), L'espion juif de Hitler de Michel Bar-Zohar (1970, poche)  et enfin Je te tue de Pascale Froment (gallimard, 1991, un film : Roberto Succo).   

Par coltrane - Publié dans : Chinage
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 16:37
Sur la façade de Beaubourg un énorme calicot annonce l'exposition Villeglé. Affilié aux nouveaux réalistes (Yves Klein, le monochrome bleu, Arman, les accumulations, Tinguely, les sculptures animées...) c'est un affichiste, non qu'il dessine des affiches, il préfère les arracher et les lacèrer. Décolleur et "ravisseur" d'affiches, il trouve sa pitance, son matériau de prédilection, dans la rue, sur les palissades. De petits films en noir et blanc montrent que l'exercice n'est pas toujours de tout repos. De retour à l'atelier il reste à maroufler les affiches ou les bribes d'affiches sur la toile. Car si Villeglé, comme ses collègues Hains et Rotella, n'utilise aucun pinceau, il n'en est pas moins peintre. D'abord c'est lui qui d'un oeil exercé repère les affiches les plus prometteuses. C'est sa main ensuite qui parfois lacère l'affiche comme un peintre griffe sa toile d'un coup de brosse. Plein d'audace il ne se contente pas des petits formats et ne craint pas de s'attaquer à des affiches de 4m sur 6 ou d'avantage.  J'aimerais bien savoir ce que la maréchaussée pensait de ces décollages sauvages dans l'espace public.  Villeglé s'intéresse également, à la suite des Lettristes, à l'alphabet. Les mots envahissent déjà ses affiches lacérés : bribes de message publicitaire, tracts politiques,  titres de films...il s'attaque donc à l'alphabet  "cette police de l'écriture". Lui qui n'est pas peintre se met à peindre les lettres géantes d'un alphabet en pleine "guérilla". Il réalise aussi des films abstraits. Comme Duchamp Villeglé s'adonne au ready-made (déjà fait). Mais la démarche n'est pas tout à fait la même. Duchamp s'empare d'un urinoir, le renverse, le signe, l'expose, l'intitule "Fontaine", déclarant : "Ceci est une une oeuvre d'art". Pour lui l'objet en question ne doit au départ procurer aucune espèce d'émotion esthétique. Mais, en la matière, il ne faut pas négliger l'intervention de l'artiste. L'urinoir  est d'abord sorti de son cadre. Renversé il ne peut plus remplir son "trivial" office. Il est transformé en quelque chose d'autre.  
Vileglé, lui, doit être touché par ce qu'il voit. Comme un photographe il choisit son cadre. L'affcihe a subit les ravages du temps, des intempéries. Des mains anonymes (celles du "Lacéré anonyme") l'ont déchiré, lacéré ou grafitté. Villeglé fait son choix en prenant tout cela en compte.  
Grâce aux affiches lacérés de Villeglé, l'Art est enfin descendu dans la rue, au 6ème étage du Centre Pompidou.      

Juste avant...aujourd'hui mercredi je suis en congé. Programme de la journée : grasse matinée (toute relative étant donné les départs successifs de mes 2 fils Mathias, plutôt discret, et Thomas, un peu moins), séance de travail sur l'ordi, expo Villeglé à Beaubourg. Je descends à la station Hôtel de ville parce que je réalise trop tard que la station Rambuteau était parfaite pour se rendre à Beaubourg. Dans mon esprit (embrumé) il fallait que j'aille à Chatelet et que je marche jusqu'au Centre Pompidou. Arrivé tout près mon regard est attiré par des étals de DVD bon marché. Je remarque des livres à l'intérieur. En fait on y trouve CD, DVD, livres, BD, jeux vidéos et matériel d'occasion, téléphones portables, etc. Les livres de poche sont classés dans l'ordre alphabétique de même que les DVD. J'apprécie. J'avise L'Etat Sauvage de George Conchon (c'est aussi un film avec Dutronc) qui est sur ma liste de livres à lire, normalement je devrais le prendre mais j'hésite. Je lis la première page et je le repose. Une autre fois peut-être. Je me dis que je trouverais peut-être Airport de Hailey. Je l'ai vu l'autre jour aux puces de Montreuil et depuis  je regrette de ne pas l'avoir pris. Eurêka ! Il y est, en édition de poche en plus. Plus bas je tombe sur La foreresse noire de F. Paul Wilson. A défaut de voir le film de Michael Mann, curieusement introuvable, je me rabas sur le livre. J'ai déjà lu 2 ou 3 bons livres de cet auteur fantastique, je suis à peu près sur de ne pas être déçu. Avant de partir je jette un oeil aux DVD. Il y a un rayon SF, un rayon classique, un rayon action et un rayon films de guerre. 
Et qu'est-ce que je découvre ? La légion saute sur Kolvézi. Un film que j'ai déjà vu mais que je cherche depuis des années. En fait j''avais déjà vu le DVD dans une solderie près de République et depuis je m'en voulais de ne pas l'avoir pris. D'ailleurs je m'étais aussi rabattu sur le livre. C'est décidément mon jour de chance. Mais c'est un boîtier double : il y a la 317ème section avec. Pierre considère que La légion...ne vaut pas la 317ème. C'est moins bon bien sur mais je conserve quand même un bon souvenir de ce film, également produit par George de Beauregard.  J''essaye de marchander mais rien à faire. Par contre surprise tout est à -30% je bénéficie donc d'une bonne réduction.
J'approche de Beaubourg. Je fais halte le temps d'appeler Catherine, une amie qui m'a laissé un curieux message dans lequel elle me dit qu'elle ne pourra pas être là samedi. Elle voulait dire mercredi je pense. Ce qu'elle me confirme au téléphone. Ce n'est que partie remise...
  
Par coltrane - Publié dans : Expos
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