Samedi 7 novembre 2009
Paris regorge d'endroits où trouver des livres d'occasion.

Dernièrement chez Gibert, pas celui situé au bout de la rue de l'Ecole de Médecine, mais l'autre, Place St Michel, moins grand et où je vais moins souvent, j'ai eu la chance de trouver pour seulement 14 € , Le Livre Noir du Communisme, un ouvrage collectif écrit sous la la direction de Stéphane Courtois et publié en 1997.

C'est en fait un autre livre que je cherchais : Liquider les Traitres, paru en 2007 et qui traite d'un sujet tabou : les assassinats commis par un commando rattaché à la direction du PC pendant l'occupation et chargé d'éliminer les "traîtres"...Un exemplaire aurait du être disponible mais pas moyen de le trouver.

Le Livre Noir est un gros livre de 846 pages et ce n'est pas une édition de poche...Je ne sais pas encore si je le lirais d'une traite ou une partie après l'autre (il y en a 5), en alternant avec d'autres lectures. Evidemment il date un peu et c'est pour ça qu'à paru depuis Du Passé Faisons Table Rase, qui, me semble t-il, en est la suite.

C'est au Puces de Montreuil (et donc pour le coup pas à Paris stricto-sensu) que j'ai déniché, pour 2 €, je crois, D'un Chateau l'Autre, roman de plus de 400 pages dans lequel, en 1957, Céline évoque, en principe, la fuite du gouvernement Pétain, et la sienne propre, à Sigmaringen. Sujet déjà abordé par Marie Chaix dans Les Lauriers du lac de Constance.

Retour à Paris chez un libraire du 14ème arrondissement où cette fois j'ai déniché Le Dossier 51 de Gilles Perrault, adapté au cinéma par Michel Deville, sans doute le meilleur film d'espionnage français.

Je n'ai encore jamais lu Perrault (Le Pull Over Rouge) dont je me méfie un peu (voir les commentaires sur amazon par ex à propos de son livre sur L'orchestre Rouge).

1 € : c'est ce que m'a coûté pour finir L'origine des Espèces, réédité par Le Monde. Mais avant (d'essayer) de le lire je devrais peut-être finir la 2ème partie du Voyage autour du Monde du même Darwin ?
Par coltrane - Publié dans : Journal de lecture - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Lundi 2 novembre 2009
Sans le faire exprès, j'ai entamé la lecture de Wall Street peu de temps avant le 80ème "anniversaire" du Jeudi Noir, le 26 octobre dernier.

Le livre est donc doublement en phase avec l'actualité, d'une part du fait de cet "anniversaire" et d'autre part à cause de la crise bancaire et financière que nous venons de traverser et dont les conséquences se font et se feront encore sentir aujourd'hui et demain.

Plus encore qu'un "roman vrai", les auteurs, Gordon Thomas, auteur de livres sur le Mossad et la CIA, et Max Morgan-Witts, producteur et réalisateur (on remarque qu'aucun des deux n'est économiste à la différence de Georges Ugeux, ancien vice-président de la Bourse de New York, qui a préfacé le livre), les auteurs donc ont plutôt écrit un véritable roman-feuilleton et l'on prendrait à coup sûr plaisir à retrouver jour après jour dans les pages d'un quotidien les aventures des "requins" de la finance qui sont les véritables héros de l'ouvrage, dans lequel on croise aussi à intervalles réguliers des personnages historiques, tel Winston Churchill ainsi que des géants de l'industrie tel Henry Ford...

Un autre des acteurs de cette saga s'appelle Joe Kennedy qui "faisant partie d'une communauté détestée par ses voisins (il est d'origine irlandaise)" a appris à faire partie des plus aptes pour survivre "dans un monde dominé par la bourgeoisie protestante". C'est bien sûr le père de John Fitgerald Kennedy, surnommé "Jack", qui sera, bien plus tard, président des États-Unis.

Eunice Barber, journaliste de la North American Review découvre que 90% des femmes salariés possédaient alors un compte en banque et que parmi celles-ci 80% détenaient des titres. De plus en plus de femmes "jouaient à la Bourse".

Toutefois les rois de la finance sont des hommes : ils ont pour noms, entre autres, Charles Mitchell, président de la National City Bank, alors en guerre contre le Federal Reserve  Board, bien décidé à augmenter le taux d'intérêt à vue afin de freiner la spéculation (en rendant plus onéreux l'achat d'actions à crédit) ou bien encore Billy Durant, le célèbre spéculateur, qui promet au banquier de voir au plus tôt son ami Herbert Hoover, nouvellement élu president des Etats-unis, pour le convaincre que "le Federal Reserve Board était en train de tuer la poule aux oeufs d'or", alors que le marché est en forte hausse.

L'un des pires rivaux de Ford, et de sa célèbre Ford T, n'est autre que Charles Mott, le tout puissant vice-président de General Motors qui est aussi accessoirement président du conseil d'administration de l'Union Industrial Bank.

Chevrolet et Pontiac se vendent comme des petits pains et le rachat de Vauxhall en Angleterre et d'Opel en Allemagne promet d'être juteux.  

Mais l'exentrique Henry Ford a une autre bête noire : le
New York Stock Exchange, autrement dit Wall Steet, selon lui entièrement aux mains des Juifs. Jamais au grand jamais sa société ne sera côté en Bourse !

Pendant que le président Hoover s'entretient avec un certain nombre de directeurs de journaux des "excès" de la bourse, à l'Union Industrial Bank de Flint, la "ligue des gentlemen", composé d'un certain nombre d'employés, dont le vice-président et le propre fils du président, détournent allègrement des fonds pour jouer à la Bourse.

Parmi les "requins" seuls deux hommes, plus lucides que leurs pairs, rejettent avec force l'idée    
"qu'on avait trouvé le moyen de faire en sorte que le marché à la Bourse soit en hausse perpétuelle"  : Giannini, le banquier italo-américain à la tête d'un empire et Jesse Livermore le célèbre "baissier"
de Wall Street (spécialiste de la vente à découvert qui consiste à "emprunter" des actions, à les revendre immédiatement puis à les racheter lorsque la baisse est intervenue; le bénéfice se compose de la différence entre le prix de vente et le prix d'achat moins la commission).

Thomas Lamont est un "requin" encore étonnamment beau malgré ses cinquante neufs ans. Associé de la banque d'affaires JP Morgan, celui qui connaît un nombre impressionnant de rois,  présidents, dictateurs, tyrans et hommes d'Etat sur toute la planète, aime bavarder joyeusement avec les portiers sur l'escalier de la banque...

La banque Morgan ne prête qu'aux "sociétés géantes de l'industrie" et dispose de 500 millions de dollars.
En tant que banque privée elle n'a de compte à rendre à personne.

Edith Stone, la fille du célèbre financier juif, entreprend un voyage en Europe et profite de la traversée pour commencer sa pièce qui aura pour personnage principal Wall Strett.
Les journaux allemands, lus juste avant son départ, lui ont déjà causé un choc : il n'y est question que de la nouvelle figure de la politique allemande, un certain Adolph Hitler, pour qui la "menace" communiste n'a d'égale que la "menace" juive. 

En Angleterre, où on pouvait dire encore que "le soleil ne se couchait jamais sur l'Empire", les travaillistes reviennent au pouvoir.

En Italie Mussolini est au pouvoir et un journaliste parle de Wall Street comme d'une nouvelle puissance faisant "appel au plus fort instinct de la nature humaine (l'appât du gain ?)" et dont l'autorité est supérieure à celle de la Société des Nations (l'ancêtre de l'ONU)...

A Wall Street le boom continue tranquillement et on prévoit même de battre un record en ce qui concerne les nouvelles émissions en Juillet.
Mais Livermore est sceptique et résume la situation dans son langage peu chatié : "Sûr, faut que ça pète."

Crawford, le directeur de la bourse, a l'impression, lui, que "chaque usine, chaque compagnie commerciale, chaque affaire est d'une certaine manière présente ici sous la forme d'actions".
Parmi elles les actions des services publics (voir pour une définition Black Out, Arthur Hailey )- eau, gaz, électricité - après une brève chute allaient sûrement remonter.

Pour Giannini dans un marché en hausse il n'est guère dangereux d'investir à tort et à travers (comme le font trop souvent les petits investisseurs) mais si la baisse arrive les dégâts seront terribles.
Or si un professionnel de la Bourse peut faire face à une perte importante, un père de famille risque au contraire d'être définitivement ruiné.

D'autres que lui sont conscients des risques : les prédicateurs itinérants qui avec leurs sinistres avertissements n'ont jamais été aussi nombreux devant Wall Street.

Ils ne sont pas les seuls : en ce dimanche 11 aôut, "de toutes les régions du pays les gens se dirigent vers Wall Street pour voir ce qui allait se passer le lundi." Qu'est-ce qui les y a pousser ?
Quoi d'autre que la cupidité ?

Wall Street attire aussi des étrangers. Ainsi un certain Willy Messerschmitt espère y trouver des capitaux qui devraient "servir à construire une flotte militaire secrète pour aider l'Allemagne à se venger de la défaite de 1918". Il a reçu l'appui d'un homme qu'il commence à admirer ouvertement : Adolph Hitler.

Confronté à un phénomène de hausse continue de la Bourse, Livermore se voit obligé de changer son fusil d'épaule et se transforme en "haussier".

A l'époque NY connait ses premiers embouteillages et les premières automobiles équipées de récepteurs-radio font leur apparition.

Le 24 août Giannini prend publiquement position contre les excès des achats à terme.

Choquée par ce qu'elle a vu en Allemagne Edith Stone écourte son voyage en Europe.

Depuis le mois de mai de petites secousses ont commencé à agiter le marché. Livermore prévoit la possibilité prochaine d'un gigantesque séisme financier.

Le 26 septembre le montant des sommes empruntées par les porteurs de titres atteint le chiffre effarant de 6 800 000 000 de dollars (à multiplier par 50 pour obtenir des dollars d'aujourd'hui) !

Winston Churchill, qui à la suite de la victoire travailliste a entrepris un voyage aux "Amériques", et se trouve alors à New York, succombe lui aussi à la croyance que la Bourse représente encore le moyen le plus rapide - et peut-être le plus sûr - de faire fortune.

Cela fait désormais partie de l'American Way of Life : des coursiers, des mécaniciens, des plombiers, des couturières ou des serveurs jouent à la Bourse...sans rien y connaître.

Thomas Lamont, de la banque Morgan, rédige un rapport sur l'économie américaine pour le président Hoover.
Il décrit la récente "démocratisation" de la Bourse comme devant permettre de "répartir largement la propriété des grandes entreprises industrielles entre des centaines de milliers de petits actionnaires...et d'éliminer ainsi les inégalités sociales et les conflits qui dressent encore les uns contre les nantis et les défavorisés...".

Puis le pire survient. Alexander Neyes le lucide chroniqueur financier du Times écrit cette manchette : "LE KRACH LE PLUS DESASTREUX DE L'HISTOIRE 12 894 650 ACTIONS CHANGENT DE MAINS LA BOURSE SAUVEE DE L'ECROULEMENT PAR LES BANQUES".

Ce n'est encore que le début de la fin mais le Jeudi Noir a eu lieu sans que personne ou presque n'ait prévu cette chute brutale due à "quelques (!) ventes irréfléchies", selon le mot de Thomas Lamont.
Beaucoup pensent que la Bourse va en ressortir assainie...et que le pire est passé.

Mais le Lundi 28 octobre la chute est plus forte encore.

A Flint la "ligue des gentlemen" a perdu 3 500 000 dollars...détournés sur les comptes des clients de la banque. Il va leur falloir confesser la plus grosse escroquerie financière de tous les temps...

L'Amérique, le pays le plus puissant du monde, le plus riche de toute l'histoire de l'humanité...était en train de payer chèrement son goût immodéré pour l'enrichissement facile.

Le Krach a de fortes répercussions partout dans le monde et singulièrement en Allemagne où la crise et son cortège de faillites et de chômeurs vont faire le lit d'Hitler...

Après la Bourse c'est au tour de l'économie américaine de se détériorer...la consommation s'écroule et entraine logiquement une chute de la production...

Malgré cela les "experts" et la presse affirment que la nouvelle année s'ouvre sous les meilleurs auspices...
La fête était finie mais les illusions elles ne voulaient toujours pas mourir.

 



 

 


 
Par coltrane - Publié dans : Journal de lecture - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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Dimanche 1 novembre 2009
En 2001 Danis Tanovic signe un film à la fois cynique et idéaliste, selon ses propres dires, No Man's Land.
En pleine guerre de Bosnie Erzégovine un soldat bosniaque et un soldat serbe, blessés, se retrouvent face à face dans une tranchée au milieu de la ligne de front.

Alors même que pour une fois les deux parties, serbe et bosniaque, sont d'accord pour respecter le couvre-feu qui permettra à la Forpronu de porter secours aux deux hommes, l'état-major décide qu'il est trop dangereux d'intervenir.

Le sergent Marchand, désobéissant aux ordres, se rend sur place, après avoir obtenu l'assurance que ni les serbes ni les bosniaques ne tireront.
La situation se complique quant il s'avère qu'un troisième homme, également blessé, est couché sur une mine bondissante.

Les journalistes d'une chaîne de télévision américaine interceptent les communications radio de la Forpronu et rejoignent la ligne de front.
Le monde entier est maintenant au courant de la situation et la Forpronu se voit obligée d'intervenir officiellement.

Si Tanovic renvoie dos à dos Serbes et Bosniaques, bien que bosniaque il n'incrime ni un camp ni l'autre, en revanche il est beaucoup moins tendre pour la Forpronu, qui une fois de plus en prend pour son grade (voir Il faut sauver la Planète !).

La Forpronu n'est pas là, bien qu'elle en ait les moyens, pour arrêter la guerre mais pour distribuer l'aide alimentaire.

Tanovic montre des officiers de la Forpronu incapable de prendre des décisions en l'absence de leurs chefs, en séminaire de relations avec la presse !

Tanovic donne dans les bonus sa définition de la neutralité derrière laquelle se réfugie la Forpronu :
Imaginer un policier (pour lui les forces de l'ONU sont les policiers de la planête) qui assiste à un viol.
Il attache les mains de la victime dans son dos (embargo sur les armes à destination de la Bosnie); laisse le violeur continuer à violer sa victime et lui donne du chocolat (à la victime) pour l'aider à tenir le coup !

Tanovic filme avec soins une tragi-comédie guerrière dont la conclusion amère et sinistre reste longtemps gravée dans l'esprit du spectateur.  
 


Par coltrane - Publié dans : Cinéma & DVD - Communauté : Webzine cinéma
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Lundi 26 octobre 2009

La couverture reproduite ci-contre est particulièrement laide. J'ai lu ce livre dans une édition J'ai lu de 1979 mais la couverture en était également fort laide, avec ses couleurs factices et à l'époque la tranche des livres de poche était bien souvent d'un rose agressif...


Avec Un coup pourri Demouzon (à l'époque il avait  « perdu » son prénom) reprend le personnage devenu mythique du détective privé.


Le Phillip marlowe parisien s'appelle Nicolas Placard et, comme il se doit, s'ennuie, avec pour toute compagnie une canette de bière tiède, non pas dans son bureau mais chez lui en cette chaude, trop chaude soirée du mois d'aôut...lorsque des coups résonnent à la porte...


Qui est-ce ? Une femme, bien sûr, qui se montrera peut-être fatale...


S'ensuit une enquête passablement rocambolesque qui à pour épicentre la ville de Lyon mais aura aussi des prolongements jusqu'en Ardèche...


Cet opus, publié en 1976, sans être aussi jubilatoire que Section rouge de l'espoir (1979), procure quand même bien des plaisirs à son lecteur, dont le moindre n'est pas la langue irréprochable dont use l'auteur.

 

On est quand même, forcément puisque c'est un summum, un cran en dessous des aventures d'EugèneTarpon, le privé de Manchette Morgue Pleine; Que d'os ! par J.-P. Manchette .


Dans la même veine je conseille Adieu la Jolla et Mouche, autres aventures palpitantes de ce privé hexagonal.

Par coltrane - Publié dans : Journal de lecture - Communauté : Le monde du polar
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Vendredi 23 octobre 2009

 

Dans un Pont Trop Loin, Cornelius Ryan relate par le menu l’opération Market-Garden, qui fut, en 1944, l'opération aéroportée la plus importante de l’histoire…


Un récit haletant, plus encore que La Chute de Berlin ou Paris Brule-t-il, heure par heure , et même minute après minute, des événements, aux cotés des alliés mais aussi des allemands et des hollandais…


A l'ouest, l'ennemi (les nazis) est écrasé. Après deux mois et demi de combats acharnés, la fin de la guerre en Europe semble, presque à portée de main.

Mais l'avance alliée est stoppée : les Allemands reculent plus vite que n'avancent les groupes d'armée Alliés. Les réservoirs sont vides.


Montgomery et Patton pensent que la tactique du "large fron", défendue par Eisenhower, commandant suprême des forces alliées sur le front Ouest, est dépassée.


Il faut maintenant "frapper un coup unique" dans un "effort massif" à partir d'un "plan d'attaque concentrée sur un seul objectif".


C'est finalement le plan de Montgomery qui est retenu. C'est alors au général Browning de mettre ce plan en "musique", secondé par des généraux, dont Urquhart (joué par Sean Connery dans le film) chargés de commander les troupes sur le terrain.

Cela sera donc une opération combinée air-terre, une attaque "limitée", mais très " gourmande " en hommes et en matériel, pour arriver de l'autre côté du Rhin.


Il s'agit, en Hollande, de s'emparer de certains ponts et, à Arnhem, de franchir le Rhin.


Le second jour, l'armada aérienne, constituée par un convoi long de 150 kilomètres, est plus immense encore que celle la veille.


Les Alliés, selon l'avis des Etats-majors, ne devraient pas rencontrer d'opposition sérieuse, à part quelques gamins et quelques vieux !


Malheureusement c'est aussi l'endroit qui a été choisi pour y envoyer 2 divisions blindées SS, certes amoindries, pansées leurs plaies...

 
Certains épisodes racontés dans le film de Richard Attenborough (1977), adapté du livre, et qui paraissent incroyables, non seulement sont vrais mais ont même été édulcorés. Ainsi ce n’est pas seulement son capitaine qu'un sergent américain emmène dans sa jeep pour le faire examiner, sous la menace d’une arme, par un médecin militaire, mais aussi plusieurs de ses camarades.

Par contre il ne les récupère pas sur le champ de bataille mais à coté d’une antenne médicale.


Le film, très bien fait, c’est probablement l’un des meilleurs films de guerre, ne rend toutefois qu’imparfaitement compte de l’ampleur de l’opération.


Ainsi dans le film, les troupes britanniques, parachutées, qui prennent position à l’extrémité nord du pont d’Arnhem semblent se limiter à un cinquantaine d’hommes. En réalité ils étaient, au début de l’opération en tout cas (à un contre dix ils ont été décimés mais se sont quand même, comme le film le montre bien, "accrochés" plusieurs jours à ce "foutu" pont...), plusieurs centaines.

Parmi eux le personnage le plus pittoresque est un commandant britannique qui au milieu des combats ne se séparait jamais de son parapluie. D’après lui c’était surtout pour qu’on le reconnaisse: il oubliait tout le temps les mots de passe ! L’auteur ne l’a retrouvé qu’au bout de 7 ans, en Afrique, grâce à son éditeur. Il est resté en Hollande, après l’échec de l’opération et, habillé en civil, a aidé, avec la résistance hollandaise, un grand nombre de soldats a s’évader. 

 

Tous les événements ou propos cités dans le livre ont fait l’objet d’une vérification dans le respect de la vérité historique.

 

L’auteur s’est appuyé sur le témoignage de 1500 personnes dont la moitié ont été interviewés.

Dirk Bogarde qui interprète le général Browning dans le film a réellement été au service du maréchal Montgomery pendant la guerre !
Par coltrane - Publié dans : Journal de lecture - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
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